Concernant l’organisation de ce voyage, j’ai
dû revoir certains points au dernier moment. La majorité des TGV étant en
retard ou ne circulant plus en raison des grèves SNCF, j’ai opté pour la
voiture et l’hôtel à proximité de l’aéroport Charles de Gaulle, afin d’être en
forme pour endurer les 15 heures de voyage. D’autant plus que j’ai aussi été
contrainte de modifier mon billet d’avion Paris-Amsterdam en raison du préavis
de grève d’Air France. Ayant réservé mes billets au mois de janvier, n’est-ce
pas le signe de la poisse que d’avoir pris un vol le 11 juin alors que des
grèves viennent tout juste d'être prévues du 11 au 14 juin ?
Peu importe, j’ai opté pour un transport 100%
KLM, et cela me convient parfaitement. Les Hollandais font l’effort de me dire
« bonjour » et « merci », alors que je me contente du
« hello » et « thank you ». Contrairement aux vols low
cost, je n’ai pas à me préoccuper de ma valise en soute qui transite
tranquillement de mon avion Paris-Amsterdam à mon avion Amsterdam-Tokyo. J’ai eu
le droit ce matin à un thé bien agréable (pas aussi bon que le thé japonais
mais on va pas chipoter quand même…) et un petit cake bien synthétique (oui,
j’aime chipoter).
Revenons aux informations pratiques
concernant l’organisation de mon voyage. Pour partir sereine et ne pas me faire
arnaquer en échangeant des devises à l’aéroport, j’ai opté pour l’agence en
ligne Travelex, qui propose des tarifs alléchants défiant toute concurrence.
J’ai pu échanger 255 euros et obtenir 30 000 yen, j’ai donc payé seulement 5
euros, soit une somme absolument dérisoire.
Concernant les offres téléphoniques, Softbank et Docomo
proposent des cartes adaptées aux étrangers, même pour un séjour de plusieurs
mois. Il faut savoir que les forfaits téléphoniques japonais sont avec
engagement de 2 ans, sinon les frais de résiliation sont très élevés. Prendre
une carte prépayée me semble donc une solution plus économique, étant donné que
j’ai seulement besoin d’envoyer des SMS/mail et de téléphoner en cas d'urgence au Japon. Je me
contenterai du Wi-fi public pour l’accès internet. En plus, ça me rappellera le
doux temps où je possédais une Mobicarte Orange que je devais recharger tous
les 2 mois… Avec un forfait ridicule et un prix exorbitant par rapport aux
offres actuelles.
Si je ne suis pas du tout anxieuse à l’idée
d’arriver dans un pays dont je maîtrise encore très peu la langue, c’est en
grande partie parce que la personne chez qui je vais travailler va venir me
chercher à l’aéroport. J’espère qu’elle aura une petite pancarte avec mon nom
pour que je puisse la reconnaître. C’est toujours amusant de deviner de loin
qui sera votre hôte quand vous ne l’avez jamais vu (pas même en photo) !
Voilà pour le moment. Mon vol Amsterdam-Tokyo
arrive à grand pas. J’ai prévu de dormir le plus possible pour pallier aux
effets du jetlag. Evidemment, à
l’heure où j’écris (midi) je n’ai aucune envie de dormir, même s’il est l’heure
du dîner au Japon. Pour me divertir pendant ces sept heures de trajet, j’ai ma
PS Vita chérie, un guide de conversation en japonais et les magazines gratuits
d’Air France.
…
Me voici dans le vol long-courrier
Amsterdam-Narita ! Seule une hôtesse est japonaise, sinon tout l’équipage
est néerlandais (KLM, ça s’explique). Moi qui espérait dormir tout le long du
trajet pour ne pas subir les effets du jetlag… j’ai dû revoir totalement ma
stratégie ! En effet, alors que je commence à piquer du nez, les hôtesses,
à peine 30 min après le départ, se mettent à faire des aller-retours effrénés
pour nous distribuer des boissons chaudes et froides, alcoolisées ou non, et des
noix de cajou en guise d’apéritif. Satisfaite par ce petit encas, je me plonge
dans le visionnage de Dalton Trumbo,
que j’avais manqué lors de sa diffusion en salles : je constate que le
catalogue de KLM est très étoffé, j’ai pu voir des films très récents de toutes
les nationalités (je me suis bien évidemment focalisée sur le Japon avec Departures), des reportages plutôt
intéressants et écouter de la J-POP. Mais voilà que les hôtesses déboulent avec
le dîner : au choix, un plateau occidental ou un plateau aux saveurs
d’Extrême-Orient. Je choisis la seconde option, et savoure ce menu bien copieux
et sympathique avec mes baguettes jetables. J’arrose le tout de vin blanc en
espérant mieux dormir.
Alors que je commence à piquer du nez et
tente une énième fois de retrouver les bras de Morphée, les hôtesses nous
distribuent des glaces à la vanille. J’avais déjà mangé un gâteau roulé à la
crème en dessert, alors je ne comprends plus très bien ce qui se passe,
d’autant plus que ma montre est à l’heure japonaise, mais je continue à
raisonner en heure française… Mon estomac est plein à craquer mais toutes ces
calories me donnent de l’énergie qui m’empêche de dormir.
Deux heures avant l’arrivée, je parviens
enfin à somnoler malgré l’étroitesse et la rigidité des fauteuils de la classe
Economy. Et voilà les hôtesses qui débarquent avec le petit déjeuner ! Je
n’ai pas faim mais ne peut m’empêcher d’ingurgiter ma salade de fruits, fruits
que je paierai très cher au Japon (j’ai vu dès mon arrivée une pastèque à 20
euros pièce !). Pleine à craquer de nourriture et de boissons variées, j’ai hâte d’arriver et de me dégourdir les jambes. Malheureusement, je
suis en plein milieu de l’avion et il m’est impossible de voir l’atterrissage à
travers les hublots.
Sentant les secousses de l’avion qui renoue
paisiblement contact avec le sol japonais, je ne peux me retenir de sourire
avec béatitude. J’abandonne sans regret mes voisins de gauche hollandais, et
suit mon voisin de droite japonais dans la passerelle menant à l’aéroport.
Japon, me voilà !


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