Après une matinée
bien remplie, je vais manger un repas typiquement japonais composé d’une soupe
miso, d’un magnifique poisson en sauce, d’un bol de riz, de tofu et de légumes,
dans un tout petit restaurant tout aussi typique. Le propriétaire et cuisiner
est un japonais d’un certain âge au visage sympathique, avec un foulard noué
sur la tête et un tablier. Le repas est absolument merveilleux, savoureux et
nourrissant, pour la modique somme de 900 yen. La carte est écrite à la main
sur des feuilles A4, et uniquement en japonais. J’imagine que peu d’étrangers
oseraient s’avancer dans un tel restaurant aux allures d’échoppe d’un autre
temps. Quand il s’agit de manger local, je ne reculerais devant rien.
En fin de journée,
je conduis sur l’autoroute traversant Tokyo. La circulation est dense en ce
début de week-end, mais les conducteurs semblent policés, et je n’ai aucune
crainte à rouler à gauche. Je m’arrête à une aire de repos pour manger une
glace… à la crème de marrons. J’aurais pu aussi en goûter une au matcha, mais
bon, celle-ci me semble déjà suffisamment originale.
J’ai constaté une
chose aujourd’hui, c’est que mon hôte utilise comme repère temporel le séisme
désastreux de 2011 (Fukushima quoi…). Elle a tendance à dire « avant le
séisme » et « après le séisme », comme on dirait « avant JC »
et « après JC » (mais là j’exagère quand même). D’ailleurs, de
micro-séismes se produisent très fréquemment. Même si je n’ai rien senti
jusque-là, j’ai constaté un verre cassé dans un placard, et quelques petits
objets qui se sont très légèrement déplacés ou qui sont tombés. Ce n’est pas un
fantôme, mais l’action des plaques tectoniques, ou du grand poisson chat sur
lequel se trouve le Japon selon la religion shintoïste…
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Tout commentaire est bienvenu, quels que soit le contenu et la langue, à condition de rester courtois et de respecter les règles basiques (grammaire, orthographe...). ;)