Aujourd’hui,
je me rends en vélo à mon premier cours de japonais ! Le cours est
dispensé par des personnes retraitées qui donnent de leur temps libre plusieurs
fois par semaine pour enseigner leur langue à toute personne qui se présente,
quelque soit son niveau. Ainsi, je m’intègre à un petit groupe adapté à mon
niveau (connaissance des hiraganas et katakanas, et des kanjis les plus
basiques). Le prof est un japonais très chaleureux, parlant un bon anglais. Au
bout d’une heure trente, nous avons le droit à une pause café/thé, accompagné
de petits snacks japonais (galette de soja, biscuits de style occidental, gelée
aux fruits…). Le comité est restreint : il y a quatre bénévoles en tant
que professeurs, pour 6 élèves : un Sri Lankais, un Polonais, une
Philippine, deux Thaïlandaises et moi-même. L’ambiance est aussi sympathique
que le tarif : la cotisation mensuelle de 1000 yen (8,5 euros) permet de
financer la pause café, sinon l’association est à but non caritatif.
Les cours sont dispensés au
centre culturel de Kashima. En arrivant dans le bâtiment, une personne de l’accueil,
voyant bien évidemment que je suis étrangère et un peu perdue, me guide jusqu’à
la salle. Avant d’aller plus loin dans le bâtiment, je passe au vestiaire pour
quitter mes chaussures de ville et enfiler des chaussons gracieusement prêtés.
J’adore cette coutume qui permet de distinguer l’intérieur de l’extérieur, et
de garder les locaux propres.
En
fin de journée, je vais faire du shopping dans une enseigne de produits d’occasion
– l’équivalent d’Easy Cash. Je suis estomaquée d’une part par la variété et la
quantité des produits, et d’autre part par les prix bradés. Pour moins de 15
euros, je renouvelle ma garde-robe avec d’adorables tennis aux semelles
compensées, un t-shirt, un pantalon et même un petit porte-clés kawaii à
souhait. Pour achever une fois de plus cette journée en beauté, je vais me
remplir la panse dans un restaurant à okonomiyakis, les galettes japonaises à
base de légumes et de viande ou de fruits de mer. Je suis dépaysée par le lieu :
en entrant (la porte est évidemment une porte coulissante japonaise), vous
enlevez vos chaussures, puis vous vous installez autour d’une table basse en
vous asseyant sur un coussin de sol – les Occidentaux ou les personnes ayant
des fourmis dans les jambes peuvent heureusement étendre leurs jambes dans un
trou sous la table. Je suis ravie à l’idée de cuire moi-même sur le teppan
(sorte de plancha) mon okonomiyaki aux fruits de mer, même si je détruis
complètement ma galette en tentant maladroitement de la retourner comme un
pancake… Pour accompagner le tout, je bois un alcool japonais léger à base de
jus de pomme amère. Et je finis sur une note rafraîchissante et sucrée, avec de
magnifiques tranches de melon vert, qui – contrairement à ce qu’on pourrait
penser – est tout aussi savoureux que le melon de Charentes. Miam !


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