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lundi 13 juin 2016

Jetlag

Après quinze heures de voyage entre Paris et Tokyo-Narita, me voilà enfin arrivée au Japon ! Je suis très heureuse d’être arrivée, d’autant plus que je ne souffre pas du tout des effets du jetlag de 7 heures (grâce aux cafés et thés que les hôtesses de KLM ont servi aux passagers presque toutes les heures…). 

Je passe sans encombre les portes de l’immigration, et on me remet une carte qui me permet de résider dans le pays pendant une année complète. Dommage que mes études m’obligent de ne rester que six mois et demi.

Avant d’abandonner Narita pour découvrir la ville tentaculaire de Tokyo, je passe chez Softbank qui se situe dans le terminal de l’aéroport pour acheter une carte SIM japonaise. Je suis obligée d’acheter le téléphone japonais qui va avec, pour un prix avoisinant les 10 000 yen (soit 80 euros). J’ai le droit à un mois de forfait. Ensuite, je devrais acheter du forfait de type carte prépayée, valable pendant deux mois. En moyenne, cela va me coûter 25 à 30 euros par mois. C’est plus cher qu’en France, mais au moins je suis tranquille car je pourrais mieux m'intégrer à la vie japonaise pendant ces six mois.


Ma première destination Tokyo pour une visite en voiture. Je fais halte à Odaiba et me promène sur le rivage artificiel. Le temps est radieux, je vois des groupes de jeunes japonais qui profitent de leur dimanche en jouant au volley ball sur la plage, des couples se promenant main dans la main et des familles. 

Une statue de la Liberté miniature, avec pour arrière-plan le Rainbow Bridge, me fait comprendre que l’architecture de Tokyo n’a pas de logique particulière. Les buildings ont tous été conçus par une pléthore d’architectes, et les habitations ont poussé comme autant de champignons d’espèces différentes, pour constituer cette capitale tentaculaire. J’ai beau me hisser au 45 étage d’un building de Shinjuku, les nuages me cachent la splendeur de Fuji-san. J’admire tout de même cette vue surréaliste en dégustant un curry japonais accompagné de thé, pour la modique somme de 1000 yen (environ 8,50 euros). En revenant dans le parking souterrain de l’immeuble, je fais une halte aux toilettes. Conformément à mes attentes, elles sont si propres qu’on pourrait presque manger par terre. J’aurais aimé des toilettes high-tech avec eaux massantes et musique, mais je me contente parfaitement de ces toilettes à la turque qui vous musclent les cuisses quand vous êtes de la gente féminine (ça va, je vais pas vous faire de dessin non plus...).

La peau du ventre tendue comme un taiko, je reprends la voiture pour me diriger vers la banlieue japonaise, accessible aussi en train, où les buildings disparaissent pour faire place à des immeubles à deux étages et à des maisons de ville japonaises. Je passe la soirée dans une petite maison de ville typique, avec un charmant jardin envahi de bambous. En entrant, je ne peux franchir le seuil sans retirer mes chaussures de ville et enfiler des chaussons. Je prends une bonne douche dans une salle de bain à la japonaise, et jette un œil à la baignoire programmée sur la température de 43 degrés. Trop lasse pour encore plus me ramollir dans un bain brûlant, je me dirige vers le lavabo pour me rafraîchir le visage. Quelle n’est pas ma surprise en constant qu’au lieu de soulever le robinet pour l’ouvrir, il faut le baisser ! Heureusement que j’ai vite compris et que je n’ai pas forcé dessus avec entêtement…

En sortant profiter du coucher du soleil (dès 19h, puisqu’au Japon il n’y a pas d’heure d’été/heure d’hiver), je constate une mare d’eau sur un lopin de terre qui semble abandonné entre deux maisons. Je m’approche de plus près, et comprend vite qu’il s’agit tout simplement d’une rizière avant que le riz ne soit planté, alimentée en eau par un conduit ressemblant à nos douves médiévales – mais en bien plus petit bien sûr. Je repère vite un 7-Eleven dans les alentours, supermarché ouvert quasiment non-stop, qui donne un accès au wi-fi et permet de retirer de l’argent. De quoi faire le bonheur des gens du quartier.


Fatiguée par le jetlag que les litres de thé et de café n’ont pas combattu si efficacement que ce que j’espérais, je retrouve avec bonheur mon lit douillet (ou plutôt mon, doux futon), et m’apprête à faire de beaux rêves japonisants.


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