Ayant pour mission de ranger un appartement fort encombré de choses
inutiles en tous genres, je découvre le fonctionnement du recyclage japonais. Les
différents déchets – tout-venant, canettes, bouteilles plastique, plastique
rigide, verre, papier, carton – sont répartis dans des sacs de couleurs
identifiables. A Tokyo, les éboueurs passent tous les jours de la semaine (sauf
le week-end) selon un calendrier bien défini : papier le lundi, verre le
mardi par exemple… Même quand on voyage, on peut recycler un peu partout ses
déchets dans les combinis. Moi qui suis très sensible à ce genre de
problématiques écologiques de la vie quotidienne, je me réjouis de ce système
bien rodé.
Après avoir
découvert la conduite japonaise et le vélo dans la campagne, je me rends dans
le train puis le métro japonais, direction Shinjuku. Le fonctionnement est
simple, puisque les stations sont indiquées sur des écrans et annoncées à la
fois en japonais et en anglais. Pour calculer mon itinéraire, j’utilise le site
http://www.hyperdia.com/en/, traduit
en anglais et particulièrement simple à utiliser. Pour un aller-retour entre
Hino et le centre de Tokyo, cela m’a coûté 1440 yen sans abonnement, soit
environ 12 euros. Pour un trajet simple de près d’une heure, c’est un tarif
convenable.
Je profite de la soirée
pour faire des rencontres à l’occasion d’une « International Party Pizza »
organisée par une association promouvant les échanges entre jeunes Japonais et
étrangers. A peine arrivée dans le bar de style pub anglo-saxon, je tombe
nez-à-nez sur un Japonais à l’allure sympathique qui vient directement me
parler en japonais. Etant encore débutante, je me présente simplement en
donnant mon nom et en lui disant que je suis française. Très emballé à l’idée
que je vienne du pays de « Jianu Daku » (Jeanne d’Arc) et « Napoleonne »
(Napoléon), ce dernier ne cherche même pas à s’adresser aux nombreux autres
Japonais et étrangers présents à la soirée, et me tient la conversation en
japonais, même si je passe autant de temps à chercher les mots dans mon
dictionnaire qu’à lui parler. J’arrive plus ou moins à comprendre ce qu’il me
dit, accompagné de moult gestes, recours aux anglicismes et à Google
traduction. Je suis même terriblement surprise d’avoir réussi à discuter deux
heures avec un Japonais de 28 ans venant de Yokohama, et ne connaissant qu’une
vingtaine de mots d’anglais. Visiblement charmé, nous échangeons nos numéros et
mû par une gentillesse sans failles, il me raccompagne jusqu’à la station de
métro la plus proche.
Le métro japonais
est tel que je l’espérais : propre, ordonné et calme. Les voyageurs ne
parlent pas entre eux mais s’occupent en dormant, en regardant leur
smartphone/tablette, ou encore en lisant un livre (il s’agit surtout des
personnes d’un certain âge…). Réputés pour leur politesse et leur gentillesse,
les Japonais sont bel et bien tels qu’on les décrit : un peu perdue dans
les plans immenses des trains JR, un homme japonais d’un certain âge vient m’aider
et m’adressant la parole dans un anglais impeccable. J’en fait peut-être trop,
mais je ne peux m’empêcher de courber l’échine pour remercier moult fois mes
interlocuteurs. J’espère qu’un jour les Parisiens prendront le temps d’aider
les étrangers perdus dans le métro… A méditer…
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