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lundi 27 juin 2016

Pacifique

Après deux semaines passées sur le territoire nippon, je trouve enfin un moment pour réaliser l’un de mes rêves : piquer une tête dans le Pacifique. Je me rends le matin – alors qu’il fait déjà presque 30 degrés – sur une plage non surveillée fréquentée par des pêcheurs et des surfeurs. Je constate qu’excepté quelques bateaux de pêche, la plage est absolument vide, et tant mieux ! La marée est haute et les beaux rouleaux d’un bleu limpide me font regretter de ne pas avoir mis mon bodyboard dans ma valise ! Je me jette dans les vagues, et constate que d’une part l’eau est aussi bonne qu’en Méditerranée, et d’autre part il n’y a pas d’algues ni d’odeur désagréable (contrairement à ce qu’on observe sur la côte atlantique en France…). L’air marin est très agréable, mais la chaleur m’assoiffe en moins d’une demi-heure ! Heureusement qu’on peut trouver des distributeurs à tous les coins de rue au Japon…

Alors que je me baignais, une voiture s'est arrêtée, et j'ai bien senti que ses passagers avaient le regard tourné vers moi. Ils ont dû d'abord avoir peur que je me noie, ou alors ils ont dû être surpris de voir pour seule et unique nageuse de cette plage une gaijin non accompagnée... ^^'





dimanche 26 juin 2016

Sushi et Nattō

Aujourd’hui, toujours autant avide de réjouissances culinaires, je me rends dans un supermarché de campagne pour acheter des produits frais. J’hésite à m’acheter de magnifiques pommes plus belles et parfaites que celle de Blanche Neige, mais à 200 yen le fruit ça fait cher la portion de vitamines ! Pour mieux vivre l’expérience culinaire japonaise, je m’achète un pack de 3 boîtes de nattō à 86 yen, ce qui est absolument peu cher, et une boîte de sushi au saumon à 300 yen, ce qui est aussi imbattable par rapport aux sushi que l’on peut trouver en France, souvent peu frais et faits avec un riz de mauvaise qualité…



                Les sushi sont bien sûrs excellents. Il est à présent temps de me frotter au nattō, réputé pour son goût prononcé très particulier et sa texture gluante à souhait : souvent, on adore ou on déteste. En ce qui me concerne, amatrice de fromages comme le roquefort et peu rebutée par la texture qui colle autant aux doigts qu’aux lèvres, j’adore ! Je déguste ma petite boîte assaisonnée de moutarde japonaise et d’une sauce au poisson, sans même ressentir le besoin de mélanger le nattō avec du riz – il y a déjà suffisamment de riz dans les sushi… Le nattō a des propriétés nutritives incomparables, et est mangé par encore un grand nombre de Japonais au petit déjeuner. Arriverais-je demain matin à troquer mon bol de muesli contre un bol de riz avec du nattō et un œuf ?

vendredi 24 juin 2016

Cours de japonais et Okonomiyaki

Aujourd’hui, je me rends en vélo à mon premier cours de japonais ! Le cours est dispensé par des personnes retraitées qui donnent de leur temps libre plusieurs fois par semaine pour enseigner leur langue à toute personne qui se présente, quelque soit son niveau. Ainsi, je m’intègre à un petit groupe adapté à mon niveau (connaissance des hiraganas et katakanas, et des kanjis les plus basiques). Le prof est un japonais très chaleureux, parlant un bon anglais. Au bout d’une heure trente, nous avons le droit à une pause café/thé, accompagné de petits snacks japonais (galette de soja, biscuits de style occidental, gelée aux fruits…). Le comité est restreint : il y a quatre bénévoles en tant que professeurs, pour 6 élèves : un Sri Lankais, un Polonais, une Philippine, deux Thaïlandaises et moi-même. L’ambiance est aussi sympathique que le tarif : la cotisation mensuelle de 1000 yen (8,5 euros) permet de financer la pause café, sinon l’association est à but non caritatif.

                Les cours sont dispensés au centre culturel de Kashima. En arrivant dans le bâtiment, une personne de l’accueil, voyant bien évidemment que je suis étrangère et un peu perdue, me guide jusqu’à la salle. Avant d’aller plus loin dans le bâtiment, je passe au vestiaire pour quitter mes chaussures de ville et enfiler des chaussons gracieusement prêtés. J’adore cette coutume qui permet de distinguer l’intérieur de l’extérieur, et de garder les locaux propres. 



En fin de journée, je vais faire du shopping dans une enseigne de produits d’occasion – l’équivalent d’Easy Cash. Je suis estomaquée d’une part par la variété et la quantité des produits, et d’autre part par les prix bradés. Pour moins de 15 euros, je renouvelle ma garde-robe avec d’adorables tennis aux semelles compensées, un t-shirt, un pantalon et même un petit porte-clés kawaii à souhait. Pour achever une fois de plus cette journée en beauté, je vais me remplir la panse dans un restaurant à okonomiyakis, les galettes japonaises à base de légumes et de viande ou de fruits de mer. Je suis dépaysée par le lieu : en entrant (la porte est évidemment une porte coulissante japonaise), vous enlevez vos chaussures, puis vous vous installez autour d’une table basse en vous asseyant sur un coussin de sol – les Occidentaux ou les personnes ayant des fourmis dans les jambes peuvent heureusement étendre leurs jambes dans un trou sous la table. Je suis ravie à l’idée de cuire moi-même sur le teppan (sorte de plancha) mon okonomiyaki aux fruits de mer, même si je détruis complètement ma galette en tentant maladroitement de la retourner comme un pancake… Pour accompagner le tout, je bois un alcool japonais léger à base de jus de pomme amère. Et je finis sur une note rafraîchissante et sucrée, avec de magnifiques tranches de melon vert, qui – contrairement à ce qu’on pourrait penser – est tout aussi savoureux que le melon de Charentes. Miam !



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