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lundi 12 décembre 2016

Rigueur et Kawaii : les contraires s'attirent

S'il y a bien une chose qui est vraie concernant les "on dit" sur les Japonais, c'est qu'ils travaillent énormément. A tel point que le gouvernement a créé des jours fériés pour s'assurer que les travailleurs se reposent suffisamment régulièrement dans l'année. Mais contrairement aux Français qui attendent impatiemment leurs congés payés comme les enfants attendent la venue du Père Noël des cadeaux de Noël, les Japonais préfèrent parfois ne pas prendre leurs jours de congés pour s'investir toujours plus dans leur travail.

Cette culture de l'effort est en lien direct avec l'éducation : dès l'enfance, les examens scolaires se font exigeants, et l'esprit de compétition est omniprésent - même dans les activités sportives qui dans ce cas s'éloignent du concept de loisirs dans le sens où elles sont imposées dans les écoles.

De facto, le suicide est bien plus courant au Japon (également pour des raisons culturelles avec le seppuku si bien décrit par Yukio Mishima), et les cas de dépression sont bien réels - même si la maladie n'a été reconnue que très tardivement au Japon.

C'est donc pour pallier à une vie quotidienne constamment exigeante que les Japonais ont développé des formes de divertissements témoignant d'une imagination foisonnante : les manga et anime, les jeux vidéo permettent une évasion par la pensée dès que nécessaire. Une autre caractéristique bien japonaise est l'omniprésence des éléments mignons - kawaii -, et ce même dans le monde du travail : la plupart des entreprises se dotent de mascottes qui leur donnent une sympathie et une visibilité inégalables.


De nombreux Français pourraient ainsi accuser les Japonais de manquer de sérieux en étant enclins à des figures enfantines. En réalité, ces éléments kawaii sont un véritable vent de douceur dans cette société très policée, éduquée et respectueuse des règles et de la hiérarchie sans jamais y faire défaut. Décorer les bâtiments et les véhicules de petits animaux humanoïdes, c'est donc diffuser des images positives dans les lieux publics, et en un sens ça redonne le sourire à tout le monde - même au salaryman épuisé et en retard sur le chemin du travail.

Néanmoins, ces univers chimériques peuvent aussi nuire quand la tendance est poussée à l'extrême. On pense aux geeks qui ne sortent plus de chez eux, mais il y a aussi les accros aux costumes qui ne peuvent se sentir bien sans revêtir dès qu'ils en ont l'occasion des costumes de soubrette, de cosplay... Ainsi, j'ai pu croiser un couple de jeunes Japonais, déambulant main dans la main dans leurs costumes préférées : la jeune femme déguisée en soubrette, et son compagnon (impossible d'ailleurs de connaître l'identité de cette personne...) vêtu d'un costume intégral et plus vrai que nature... d'ours en peluche.

 Je tiens à finir cette chronique sur la relativité de la mignonnerie : les Japonais raffolent de AnpanMan, une mascotte à l'effigie... d'un pain fourré à la pâte de haricots rouges (an pan). XD

PS : le personnage en vert à droite à une tête... de melon pan. #bienvenueaujapon

Gare au Mochi !

Parmi les wagashi (pâtisseries japonaises traditionelles), on trouve le fameux mochi, gâteau de riz plus ou moins compact et plus ou moins sucré, nature, fourré à la pâte de haricots rouges ou encore parfumé au matcha. Pour le Nouvel An - l'une des fêtes les plus importantes au Japon -, il est de coutume d'offrir à ses proches un mochi nature et compact, joliment emballé. Ici, je me suis procuré un mochi orné d'un Maneki Neko (chat porte-bonheur).



C'est tellement sec et compact que je prends gare à ne pas me casser les dents ni à m'étouffer en le savourant lentement ! Le goût rappelle la douceur du riz au lait - le riz japonais étant un riz rond qui peut rappeler le riz que nous utilisons en France pour préparer des desserts. Gare au mochi ! Chaque année, des dizaines de personnes décèdent par étouffement en raison de son aspect trop rassasiant... Il est donc de bon ton de rappeler aux personnes âgées et aux enfants de couper le mochi en petites bouchées au préalable... afin de s'assurer que les fêtes de fin d'année soient belles et bien joyeuses pour toute la famille.

NB : je vous invite à entrer "wagashi" dans le moteur de recherche de Google Images... un vrai régal pour les yeux ! ;)

jeudi 8 décembre 2016

Corporéité au Japon

Le titre de cet article se veut pompeux pour un sujet pourtant très simple : le rapport au corps au Japon. J'ai déjà abordé la nudité dans les onsen qui ne gêne personne. D'autres pratiques liées à au corps et à la manière de se tenir diffèrent entre Europe et Japon. J'ai ainsi appris en parcours la sphère internet qu'il est mal vu de manger en marchant : il vaut mieux s'asseoir sur les bancs à proximité des échoppes alimentaires ou se réfugier dans un coin discret. Pourtant, j'ai un franc plaisir à manger sur le pouce en vagabondant, et j'assume parfaitement. Je ne jamais remarqué de Japonais me regarder avec un oeil désapprobateur en faisant cela, et je ne compte pas changer mes habitudes (mes petits plaisirs dans la vie quoi !), même si l'on m'en faisait la remarque (ce qui n'arrivera jamais puisque les Japonais sont très polis). Par ailleurs, on ne considère pas au Japon son corps de la même manière dans les gestes de la vie quotidienne ; donnons deux exemples :

- quand on parle de soi (watashi / boku wa), on n'approche pas sa main de sa poitrine, mais on pose son index sur son nez ;
- quand on parle de quelque chose de très bon, on ne se caresse pas le ventre goulûment en disant "miam miam", mais on tourne son index au niveau du bas de sa joue en disant "oishii".

Des détails qui font les subtilités de chaque culture.


jeudi 17 novembre 2016

Le long de la péninsule d'Izu

Non loin de Tokyo se trouve la péninsule d'Izu, réputée pour ses plages magnifiques attirant les surfeurs même au coeur de l'hiver, et ses roches volcaniques. Le climat est d'une douceur incroyable à la mi-novembre, soleil de plomb et t-shirt manches longues font donc bon ménage pour se promener en profitant de l'air marin.

Les paysages sont aussi éblouissants de beauté que les estampes japonaises représentant le rivage : des pins centenaires trônent fièrement sur d'immenses roches volcaniques brunes s'élevant au milieu des flots. Depuis les hauteurs, la vue imprenable sur l'océan ne laisse pas le spectateur de marbre, et inspire des peintres du dimanche venus l'immortaliser.

Deux jours passés sur la péninsule me permettent de faire diverses promenades sur les collines de roches basaltiques formées par une ancienne activité volcanique. J'imagine que ces formations rocheuses millénaires attirent également quelques passionnés de géologie !

Toujours avide de culture, je visite une fois de plus un musée d'art du XXè s, à la découverte d'artistes japonais et occidentaux méconnus.

Je vous laisse vous imprégner des couleurs et de l'atmosphère estivale de cette péninsule bondée l'été et désertée l'automne.








Qui dit activité volcanique dit également sources thermales, et donc onsen (thermes japonaises). Dans certains parcs publics, on peut même faire tremper ses pieds dans un petit bassin constamment alimenté par une de ces sources. Très relaxant après une longue marche !



lundi 7 novembre 2016

Karuizawa, au sommet du Japon

L’automne est la saison idéale pour aller admirer les couleurs chatoyantes des montagnes couvertes d’érables. Non loin de Tokyo, je me rends en voiture à Karuizawa, haut lieu de villégiature pour les amateurs d’air pur et de ski. Le soleil est au beau fixe, avec une température quasi printanière. Ce qu’on appelle à tort « montagnes » s’agit en fait pour la plupart de volcans, certains actifs, d’autres parfaitement éteints. Le paysage est fascinant : de splendides pins japonais s’accrochent sur des sommets rocheux escarpés et apparaissent en contre-jour d’autant plus majestueux. 


Je me rends dans un parc volcanique, au centre duquel trône un temple dédié aux esprits et créatures peuplant les montagnes environnantes. Le contraste entre les roches volcaniques désolées et les pins couleur d’or, le tout baigné de la lumière vive d’un soleil de plomb, produit un effet indescriptible sur le promeneur : on se croirait vagabonder dans un paysage de film d’heroic fantasy.



                Une spécialité culinaire de la région me fait saliver d’avance : l’oginoya. Il s’agit d’un pot en terre cuite contenant un repas bien savoureux constitué de riz surmonté de marrons, navets, champignons, viande… et même d’un abricot sec, et accompagné de légumes en pickles (chose que les Japonais affectionnent particulièrement, dont la variété ne me fait pas regretter nos basiques cornichons). Ce qui est sympa, c’est que contrairement au bentô qui nous oblige à jeter la boîte en plastique une fois consommé, on peut garder le pot et le réutiliser - en boîte à bonbons par exemple !?


                Karuizawa abrite quelques merveilles naturelles et culturelles. Ses célèbres cascades au caractère romantique attirent de nombreux touristes (pour la plupart chinois), son étang entouré d’arbres d’un rouge flamboyant se prête aux plus colorés des selfies, et les flancs des montagnes accueillent un nombre incalculable de résidences secondaires haut perchées.



Mention spéciale pour le Musée d’Art Moderne abritant des œuvres de Man Ray, Roy Lichtenstein et Marcel Duchamp, dont le parc vaut également le détour, avec ses sculptures modernes en lieu et place des traditionnelles pierres décorant les jardins japonais.

                C’est donc les yeux remplis de ces couleurs automnales que j’emprunte une route de montagne en zig-zag pour retourner à Tokyo, en admirant au passage le coucher du soleil avec pour arrière-plan le célébrissime Fujisan (mont Fuji) et son sommet enneigé. Il m’aura tout de même fallu attendre près de 5 mois avant de voir sa silhouette, étant donné qu’en été le ciel tokyoïte était particulièrement nuageux, obstruant la vue au-delà de la skyline

lundi 31 octobre 2016

Sushi sur tapis roulant

S'il y a bien deux choses dont les Japonais raffolent, ce sont la nourriture et les nouvelles technologies ! Les restaurants de sushi typiques savent combiner les deux, en proposant de déguster son repas autour d'un comptoir équipé d'écrans, au centre duquel défilent les assiettes sur un tapis roulant suffisamment rapide pour vous faire saliver pendant un bon moment en voyant tourner une grande variété de poissons savoureux avant de faire votre choix. A 100 yen les deux sushi, on consomme en grande quantité sans s'en rendre compte ! Les poissons sont d'une fraîcheur et d'une saveur inégalables. (Sachant que la dernière fois que j'ai mangé des sushi en France, le poisson avait un goût de décongelé...). Je tiens à souligner que comme nous, les Japonais mangent des sushi occasionnellement, et savent apprécier au quotidien le fameux bol de riz au coeur du repas traditionnel.


vendredi 28 octobre 2016

Nikko, joyaux au coeur des montagnes

Dans la station de train que je prends le plus souvent à Tokyo, j'ai constaté de nombreuses affiches et brochures vantant les mérites de Nikko, ses paysages, ses restaurants et ses onsen. En automne au Japon, les érables se parent de leur plus belle robe rouge tandis que les ginkgos arborent une couleur dorée : saison idéale donc pour admirer les paysages verdoyants des montagnes. 


Je file à la gare d'Asakusa prendre un train en direction de Nikko : deux heures de trajet dans une ambiance festive, avec des salarymen bière à la main dès 8h du matin... Dès l'arrivée en gare, je suis saisie par la beauté des montagnes qui encadrent la ville, couvertes d'arbres centenaires d'une hauteur vertigineuse. Je traverse un pont fameux d'un rouge vif qui contraste admirablement avec les couleurs chatoyantes de la forêt, et le bleu limpide du torrent en contrebas, et pénètre dans un ensemble de temples faisant partie des plus grandes richesses nationales du Japon. 


Dès 10h du matin, le temple principal est inondé de touristes asiatiques. Fuyant la foule, je me rends dans un temple annexe et découvre une architecture d'inspiration chinoise flamboyante de dorures et de détails d'animaux et de plantes. 


Un moine invite la poignée de touristes présents à s'asseoir à l'intérieur, et nous fait une présentation détaillée en japonais : alors que le seul autre touriste visiblement américain (ou européen) me jette un regard affolé et s'enfuit, je reste sagement assise en seiza et tente de saisir quelques informations... Le moine nous montre une armure authentique de samurai, et finit sa présentation par une démonstration d'un instrument bouddhique permettant de faire des voeux en inscrivant au préalable le nom de la personne sur une petite carte. Je reste une bonne heure dans ce temple doré à admirer les lampes extérieures et les détails architecturaux. Un vrai bijou au coeur des montagnes !





Ma visite de Nikko s'achève par une pause repas incontournable dans un konbini : je me gave de pâtisseries fourrées à la pâte de haricots rouges an en admirant les montagnes environnantes.


Onsen : les thermes japonaises

Après un été typiquement japonais - c'est-à-dire très chaud et très humide -, l'arrivée de l'automne est réellement appréciable (contrairement en France où on pleure dès le 1er septembre en troquant son t-shirt pour un pull-over...) : les températures sont douces et le beau temps est au rendez-vous ! Les soirées étant plus fraîches, j'en profite pour prendre des bains non pas dans la baignoire de ma salle de bains, mais dans des onsen. Le principe est simple : on paie à l'entrée comme à la piscine, les femmes d'un côté et les hommes de l'autre, on retire ses chaussures et ses vêtements, et on entre nu comme un ver, direction la douche ! Car l'hygiène au Japon est de rigueur : on commence par se laver énergiquement en se frottant le dos avec une petite serviette et en s'aspergeant maintes fois avec une bassine d'eau chaude. Une fois propre comme un sou neuf, on a souvent le choix entre un bain froid (carrément glacé ! mais paraît-il que c'est bénéfique pour la circulation sanguine...), un bain chaud, un bain à bulles, un bain contenant des minéraux, et un bain extérieur avec vue sur le paysage alentour - souvent un jardin. L'idéal est de passer d'un bain à l'autre et de ressentir les différences de température et les sensations procurées : c'est à la fois idéal pour se réchauffer, vivifiant et relaxant. L'eau est en moyenne à 41 degrés, ça peut paraître brûlant au départ mais on s'y habitue rapidement. Au bout d'une heure, l'esprit empli de sérénité après avoir admiré le jardin zen envahi de vapeurs s'échappant du bain, je me sens un peu amollie par la chaleur mais parfaitement propre et détendue. Etant de nature pudique, j'avoue que l'on se sent timide au départ d'être complètement nu... mais le fait d'être entourée de gens nu qui ne sont pas là pour faire du voyeurisme mais pour se détendre seul, en famille ou entre amis m'a vite mise à l'aise. Une expérience bien japonaise qui va me manquer de retour en France !


jeudi 20 octobre 2016

Animal Crossing "pour de vrai"

Pour ceux qui ne connaissent pas la série de jeux Animal Crossing de Nintendo (cherchez sur le net !), rappelons qu'il s'agit d'un jeu de simulation dans lequel vous incarnez un adorable petit personnage dans un monde tout mignon peuplé d'animaux bipèdes et dotés du langage humain, où vous êtes libres de meubler votre maison selon votre goût, d'entretenir votre jardin, de venir en aide au voisinage et même de prendre le large sur une île paradisiaque (entre autres). Dans une interview, le créateur du jeu expliquait qu'il souhaitait que chaque joueur citadin - notamment tokyoïte - puisse retrouver une bulle de sérénité en prenant quotidiennement un bol d'air frais virtuel à travers l'univers de ce jeu.

Et bien on peut dire qu'en ce sens, Animal Crossing est une vraie réussite ! Surtout le premier opus sorti sur Gamecube, très imprégné du mode de vie japonais dans le mobilier et les accessoires proposés (tatami, poupées kokeshi, âtre irori...). Vivant dans la campagne japonaise, je retrouve tout ce qui fait les joies d'Animal Crossing : cultiver son jardin en plantant des fleurs et des arbres fruitiers, rendre service à ses voisins en échange de cadeaux (très souvent comestibles, miam !), aller chasser des insectes (bien plus gros malheureusement que les insectes Européens en raison d'un climat plus chaud...), pêcher des poissons et ramasser des coquillages sur le rivage... L'atmosphère paisible est bien la même, la différence majeure étant que la campagne japonaise n'est pas peuplée d'animaux humanoïdes tous mignons... mais de personnes âgées !! (en raison de la longévité exceptionnelle des japonais, et du fait que les citadins aiment prendre leur retraite à la campagne).

samedi 8 octobre 2016

Nara, paradis de Bambi

Pour des raisons culturelles évidentes - elle fut un temps capitale du Japon -, la ville de Nara est une destination incontournable au coeur des montagnes. Ses multiples temples se visitent en une journée. Disposant seulement d'une matinée, j'ai visité le plus grand, renfermant un immense Bouddha accompagné de plusieurs statues géantes de divinités. 



C'est à la fois noir de monde... et de daims !! En effet, ces derniers sont en liberté, engraissés quotidiennement par les fournées de touristes... et donc tout sauf sauvages : on peut les caresser, et même prendre des selfies. 




Nara comporte aussi un musée d'arts japonais, sans doute intéressant pour éviter la foule qui rôde à l'extérieur. Mais l'immensité du parc assure à tout le monde - daims et visiteurs - suffisamment d'espace pour profiter de la beauté et de la "sérénité" des lieux.





Charmante Kobe

Deuxième destination : Kobe, réputée pour son boeuf tendre et goûtu. Ma passion pour les produits de la mer (poissons, fruits de mer, algues...) étant illimitée, je n'ai pas tenté l'expérience et me suis rabattue sur du poulpe grillé dans un restaurant avec vue sur le port.


Ma visite de la ville commence par le coquet quartier de Kitano sur les collines, réunissant de magnifiques demeures de style occidental, qui reflètent l'histoire de la ville : port de commerce en lien avec l'Occident. Le ciel est au rendez-vous et la vue depuis les collines est imprenable : une promenade à ne pas manquer !



Toujours plus avide de belles choses et de culture, je visite le Kobe City Museum. L'exposition temporaire est consacrée à des peintres européens méconnus : néanmoins j'y trouve un Picasso et un Toulouse-Lautrec qui expliquent à quel point le musée est bondé !

Ma journée s'achève avec la visite d'un sanctuaire, comprenant une statue de Bouddha tout à fait récente mais impressionnante par sa taille : la tête dépasse certains immeubles.

Mention spéciale pour l'ambiance de Kobe : c'est aussi dynamique que Tokyo mais plus petit, on s'y sent donc bien, tout simplement.

Le château de Nagoya

Je profite de trois jours de congés pour visiter le Kansai et enchaîner trois destinations : Nagoya, Kobe et Nara. Nagoya est réputée pour son château construit au XVIIe siècle, détruit sous les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale puis reconstruit à l'identique avec les matériaux et techniques de l'époque. Je vais donc découvrir en plein centre-ville, siégeant au milieu d'un parc, un château flambant neuf, surplombant la ville du haut de sa base en pierre, et entouré de douves. Ici, il ne faut pas s'attendre à visiter un château à la française tel Versailles : l'intérieur n'a plus rien d'authentique, et a été reconverti en musée. La visite est particulièrement intéressante, avec des objets d'époque et une reconstitution de quelques échoppes d'antan, et la vue depuis le dernier étage est imprenable sur la tentaculaire Nagoya.




Le client est roi

Inutile de rappeler Rappelons que les Japonais, contrairement aux Français, sont très attachés au respect de la hiérarchie, et pensent au groupe avant de penser à leur propre entité d'individu. Ainsi, ils ont tendance à être très polis, ce qui peut surprendre et paraître excessif aux yeux des Occidentaux. Par exemple, je vais dans une boutique Softbank pour acheter une carte prépayée. On me fait attendre mon tour dans un petit coin salon, où je m'installe sur un fauteuil et feuillette un magazine. La vendeuse arrive, je n'ai même pas le temps de me lever qu'elle se met littéralement à genoux pour m'adresser la parole. Me voilà telle une princesse assise sur son trône, la vendeuse à mes pieds... Cela peut paraître très gênant voire incompréhensible, mais cette attitude indique seulement que le client est une priorité, il est bien roi et doit être respecté à tout prix. Tout doit être fait pour se conformer à ses attentes : même si je n'attendais pas qu'on se mette à mes pieds pour me servir !

vendredi 16 septembre 2016

Mitake, sommets verdoyants et beauté

Les peintres japonais ont su depuis toujours immortaliser de manière délicate le caractère beau et impressionnant de la nature japonaise, faune et flore confondues : ses vagues, ses montagnes, ses carpes et ses grues (je parle ici des oiseaux..). A seulement une heure de Tokyo en train, je me rends en plein coeur des montagnes dans la petite ville de Mitake, armée de mes chaussures de sport rose fluo Mizuno (marque japonaise bien sûr). Le ciel est brumeux en cette matinée fraîche et humide. J'ignore le funiculaire et décide de grimper à pied la petite route menant au sanctuaire située à environ 800m d'altitude. Pas de vue imprenable en raison de la masse nuageuse, mais une impression de sérénité, au milieu des arbres rectilignes et immenses, baignés dans une brume des plus mystérieuses...

(Cliquer sur les images pour les agrandir)





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