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lundi 31 octobre 2016

Sushi sur tapis roulant

S'il y a bien deux choses dont les Japonais raffolent, ce sont la nourriture et les nouvelles technologies ! Les restaurants de sushi typiques savent combiner les deux, en proposant de déguster son repas autour d'un comptoir équipé d'écrans, au centre duquel défilent les assiettes sur un tapis roulant suffisamment rapide pour vous faire saliver pendant un bon moment en voyant tourner une grande variété de poissons savoureux avant de faire votre choix. A 100 yen les deux sushi, on consomme en grande quantité sans s'en rendre compte ! Les poissons sont d'une fraîcheur et d'une saveur inégalables. (Sachant que la dernière fois que j'ai mangé des sushi en France, le poisson avait un goût de décongelé...). Je tiens à souligner que comme nous, les Japonais mangent des sushi occasionnellement, et savent apprécier au quotidien le fameux bol de riz au coeur du repas traditionnel.


vendredi 28 octobre 2016

Nikko, joyaux au coeur des montagnes

Dans la station de train que je prends le plus souvent à Tokyo, j'ai constaté de nombreuses affiches et brochures vantant les mérites de Nikko, ses paysages, ses restaurants et ses onsen. En automne au Japon, les érables se parent de leur plus belle robe rouge tandis que les ginkgos arborent une couleur dorée : saison idéale donc pour admirer les paysages verdoyants des montagnes. 


Je file à la gare d'Asakusa prendre un train en direction de Nikko : deux heures de trajet dans une ambiance festive, avec des salarymen bière à la main dès 8h du matin... Dès l'arrivée en gare, je suis saisie par la beauté des montagnes qui encadrent la ville, couvertes d'arbres centenaires d'une hauteur vertigineuse. Je traverse un pont fameux d'un rouge vif qui contraste admirablement avec les couleurs chatoyantes de la forêt, et le bleu limpide du torrent en contrebas, et pénètre dans un ensemble de temples faisant partie des plus grandes richesses nationales du Japon. 


Dès 10h du matin, le temple principal est inondé de touristes asiatiques. Fuyant la foule, je me rends dans un temple annexe et découvre une architecture d'inspiration chinoise flamboyante de dorures et de détails d'animaux et de plantes. 


Un moine invite la poignée de touristes présents à s'asseoir à l'intérieur, et nous fait une présentation détaillée en japonais : alors que le seul autre touriste visiblement américain (ou européen) me jette un regard affolé et s'enfuit, je reste sagement assise en seiza et tente de saisir quelques informations... Le moine nous montre une armure authentique de samurai, et finit sa présentation par une démonstration d'un instrument bouddhique permettant de faire des voeux en inscrivant au préalable le nom de la personne sur une petite carte. Je reste une bonne heure dans ce temple doré à admirer les lampes extérieures et les détails architecturaux. Un vrai bijou au coeur des montagnes !





Ma visite de Nikko s'achève par une pause repas incontournable dans un konbini : je me gave de pâtisseries fourrées à la pâte de haricots rouges an en admirant les montagnes environnantes.


Onsen : les thermes japonaises

Après un été typiquement japonais - c'est-à-dire très chaud et très humide -, l'arrivée de l'automne est réellement appréciable (contrairement en France où on pleure dès le 1er septembre en troquant son t-shirt pour un pull-over...) : les températures sont douces et le beau temps est au rendez-vous ! Les soirées étant plus fraîches, j'en profite pour prendre des bains non pas dans la baignoire de ma salle de bains, mais dans des onsen. Le principe est simple : on paie à l'entrée comme à la piscine, les femmes d'un côté et les hommes de l'autre, on retire ses chaussures et ses vêtements, et on entre nu comme un ver, direction la douche ! Car l'hygiène au Japon est de rigueur : on commence par se laver énergiquement en se frottant le dos avec une petite serviette et en s'aspergeant maintes fois avec une bassine d'eau chaude. Une fois propre comme un sou neuf, on a souvent le choix entre un bain froid (carrément glacé ! mais paraît-il que c'est bénéfique pour la circulation sanguine...), un bain chaud, un bain à bulles, un bain contenant des minéraux, et un bain extérieur avec vue sur le paysage alentour - souvent un jardin. L'idéal est de passer d'un bain à l'autre et de ressentir les différences de température et les sensations procurées : c'est à la fois idéal pour se réchauffer, vivifiant et relaxant. L'eau est en moyenne à 41 degrés, ça peut paraître brûlant au départ mais on s'y habitue rapidement. Au bout d'une heure, l'esprit empli de sérénité après avoir admiré le jardin zen envahi de vapeurs s'échappant du bain, je me sens un peu amollie par la chaleur mais parfaitement propre et détendue. Etant de nature pudique, j'avoue que l'on se sent timide au départ d'être complètement nu... mais le fait d'être entourée de gens nu qui ne sont pas là pour faire du voyeurisme mais pour se détendre seul, en famille ou entre amis m'a vite mise à l'aise. Une expérience bien japonaise qui va me manquer de retour en France !


jeudi 20 octobre 2016

Animal Crossing "pour de vrai"

Pour ceux qui ne connaissent pas la série de jeux Animal Crossing de Nintendo (cherchez sur le net !), rappelons qu'il s'agit d'un jeu de simulation dans lequel vous incarnez un adorable petit personnage dans un monde tout mignon peuplé d'animaux bipèdes et dotés du langage humain, où vous êtes libres de meubler votre maison selon votre goût, d'entretenir votre jardin, de venir en aide au voisinage et même de prendre le large sur une île paradisiaque (entre autres). Dans une interview, le créateur du jeu expliquait qu'il souhaitait que chaque joueur citadin - notamment tokyoïte - puisse retrouver une bulle de sérénité en prenant quotidiennement un bol d'air frais virtuel à travers l'univers de ce jeu.

Et bien on peut dire qu'en ce sens, Animal Crossing est une vraie réussite ! Surtout le premier opus sorti sur Gamecube, très imprégné du mode de vie japonais dans le mobilier et les accessoires proposés (tatami, poupées kokeshi, âtre irori...). Vivant dans la campagne japonaise, je retrouve tout ce qui fait les joies d'Animal Crossing : cultiver son jardin en plantant des fleurs et des arbres fruitiers, rendre service à ses voisins en échange de cadeaux (très souvent comestibles, miam !), aller chasser des insectes (bien plus gros malheureusement que les insectes Européens en raison d'un climat plus chaud...), pêcher des poissons et ramasser des coquillages sur le rivage... L'atmosphère paisible est bien la même, la différence majeure étant que la campagne japonaise n'est pas peuplée d'animaux humanoïdes tous mignons... mais de personnes âgées !! (en raison de la longévité exceptionnelle des japonais, et du fait que les citadins aiment prendre leur retraite à la campagne).

samedi 8 octobre 2016

Nara, paradis de Bambi

Pour des raisons culturelles évidentes - elle fut un temps capitale du Japon -, la ville de Nara est une destination incontournable au coeur des montagnes. Ses multiples temples se visitent en une journée. Disposant seulement d'une matinée, j'ai visité le plus grand, renfermant un immense Bouddha accompagné de plusieurs statues géantes de divinités. 



C'est à la fois noir de monde... et de daims !! En effet, ces derniers sont en liberté, engraissés quotidiennement par les fournées de touristes... et donc tout sauf sauvages : on peut les caresser, et même prendre des selfies. 




Nara comporte aussi un musée d'arts japonais, sans doute intéressant pour éviter la foule qui rôde à l'extérieur. Mais l'immensité du parc assure à tout le monde - daims et visiteurs - suffisamment d'espace pour profiter de la beauté et de la "sérénité" des lieux.





Charmante Kobe

Deuxième destination : Kobe, réputée pour son boeuf tendre et goûtu. Ma passion pour les produits de la mer (poissons, fruits de mer, algues...) étant illimitée, je n'ai pas tenté l'expérience et me suis rabattue sur du poulpe grillé dans un restaurant avec vue sur le port.


Ma visite de la ville commence par le coquet quartier de Kitano sur les collines, réunissant de magnifiques demeures de style occidental, qui reflètent l'histoire de la ville : port de commerce en lien avec l'Occident. Le ciel est au rendez-vous et la vue depuis les collines est imprenable : une promenade à ne pas manquer !



Toujours plus avide de belles choses et de culture, je visite le Kobe City Museum. L'exposition temporaire est consacrée à des peintres européens méconnus : néanmoins j'y trouve un Picasso et un Toulouse-Lautrec qui expliquent à quel point le musée est bondé !

Ma journée s'achève avec la visite d'un sanctuaire, comprenant une statue de Bouddha tout à fait récente mais impressionnante par sa taille : la tête dépasse certains immeubles.

Mention spéciale pour l'ambiance de Kobe : c'est aussi dynamique que Tokyo mais plus petit, on s'y sent donc bien, tout simplement.

Le château de Nagoya

Je profite de trois jours de congés pour visiter le Kansai et enchaîner trois destinations : Nagoya, Kobe et Nara. Nagoya est réputée pour son château construit au XVIIe siècle, détruit sous les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale puis reconstruit à l'identique avec les matériaux et techniques de l'époque. Je vais donc découvrir en plein centre-ville, siégeant au milieu d'un parc, un château flambant neuf, surplombant la ville du haut de sa base en pierre, et entouré de douves. Ici, il ne faut pas s'attendre à visiter un château à la française tel Versailles : l'intérieur n'a plus rien d'authentique, et a été reconverti en musée. La visite est particulièrement intéressante, avec des objets d'époque et une reconstitution de quelques échoppes d'antan, et la vue depuis le dernier étage est imprenable sur la tentaculaire Nagoya.




Le client est roi

Inutile de rappeler Rappelons que les Japonais, contrairement aux Français, sont très attachés au respect de la hiérarchie, et pensent au groupe avant de penser à leur propre entité d'individu. Ainsi, ils ont tendance à être très polis, ce qui peut surprendre et paraître excessif aux yeux des Occidentaux. Par exemple, je vais dans une boutique Softbank pour acheter une carte prépayée. On me fait attendre mon tour dans un petit coin salon, où je m'installe sur un fauteuil et feuillette un magazine. La vendeuse arrive, je n'ai même pas le temps de me lever qu'elle se met littéralement à genoux pour m'adresser la parole. Me voilà telle une princesse assise sur son trône, la vendeuse à mes pieds... Cela peut paraître très gênant voire incompréhensible, mais cette attitude indique seulement que le client est une priorité, il est bien roi et doit être respecté à tout prix. Tout doit être fait pour se conformer à ses attentes : même si je n'attendais pas qu'on se mette à mes pieds pour me servir !

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