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vendredi 16 septembre 2016

Mitake, sommets verdoyants et beauté

Les peintres japonais ont su depuis toujours immortaliser de manière délicate le caractère beau et impressionnant de la nature japonaise, faune et flore confondues : ses vagues, ses montagnes, ses carpes et ses grues (je parle ici des oiseaux..). A seulement une heure de Tokyo en train, je me rends en plein coeur des montagnes dans la petite ville de Mitake, armée de mes chaussures de sport rose fluo Mizuno (marque japonaise bien sûr). Le ciel est brumeux en cette matinée fraîche et humide. J'ignore le funiculaire et décide de grimper à pied la petite route menant au sanctuaire située à environ 800m d'altitude. Pas de vue imprenable en raison de la masse nuageuse, mais une impression de sérénité, au milieu des arbres rectilignes et immenses, baignés dans une brume des plus mystérieuses...

(Cliquer sur les images pour les agrandir)





mardi 13 septembre 2016

Kawagoe, bonbons et traditions

Entre les incendies, les séismes et les guerres, les villes japonaises ont mille et une occasions de se retrouver détruites ou même réduites à néant... En conséquence, la plupart des temples et châteaux sont très récents car reconstruits, ce qui leur enlève une partie de leur charme - surtout aux yeux de touristes européens habitués aux vielles églises et bâtisses. Néanmoins, on peut trouver des bâtiments de style ancien, non loin des buildings tokyoïtes, dans la ville de Kawagoe. La ville a fourni pendant longtemps la capitale en sucreries japonaises, et elle comporte encore de nos jours une avenue entière dédiée à la fabrication de douceurs traditionnelles. Le temps ne s'est cependant pas arrêté, puisque de nos jours cette avenue regorgeant de vieilles boutiques est envahie par autant de touristes que de voitures. C'est bruyant, mais il y a de quoi se ravir les yeux et les papilles.


lundi 12 septembre 2016

Musées tokyoïtes

Après le point nature, revenons à la culture, et en particulier aux arts traditionnels. Le parc d'Ueno, véritable pépite accueillant un zoo, un temple et des musées de grande envergure, abrite en son sein le Musée National de Tokyo. Pour seulement 410 yen si vous êtes étudiant(e), vous pouvez admirer pendant 5h (temps que j'ai passé pour visiter tous les bâtiments) les arts traditionnels japonais de la Préhistoire au XXè siècle, les arts asiatiques du Moyen-Orient à la Chine en passant par l'Inde, la Corée et l'Indonésie. Les salles sont spacieuses et on compte peu de visiteurs - même le week-end -, ce qui en fait un endroit idéal pour s'abriter de la foule et du soleil.


Si vous êtes pris au piège dans la masse de jeunes venus acheter des vêtements originaux et des accessoires kawaii à Harajuku, vous pouvez retrouver un semblant de sérénité en allant visiter le Musée Ota, proposant des estampes japonaises - ukiyo-e - que vous n'avez jamais vu et ne verrez jamais ailleurs. Les salles sont petites, mais la qualité est au rendez-vous, et le tarif étudiant est également proposé. De quoi passer un week-end culturel en toute quiétude.


Ascension du Mont Takao

A la fois avide de découvrir la culture japonaise et sa nature, je prends le train depuis Tokyo en direction d'une ville proche : Takao. C'est l'endroit rêvé des amoureux de marche sportive, qui peuvent gravir le Takao-san (Mont Takao) à leur rythme, sachant qu'il vous faudra en moyenne 1h30 pour atteindre le sommet haut de 600m. 


Les paresseux pourront se tourner vers le funiculaire... Au sommet, parmi les nombreuses échoppes proposant des boissons et glaces réconfortantes, vous trouverez un sanctuaire shinto. Car les montagnes sont depuis des millénaires habitées par les dieux ! D'où la dimension à la fois spirituelle et sportive de cette ascension.



Le chemin est pavé et balisé, ce qui facilite la tâche. Néanmoins, les amateurs de forêt vierge peuvent emprunter des sentiers secondaires assez escarpés, constitués d'une piste de terre agrémentée de pierres et de racines en guise d'escalier naturel. J'ai opté pour l'option tout-terrain, bien plus sympathique, d'autant plus qu'on suit le cours d'une rivière particulièrement rafraîchissante en cette fin d'été encore très chaude.

Une promenade bien agréable que je vous recommande !


jeudi 1 septembre 2016

Bōsō no mura : retour vers le passé

Si vous faites un tour du côté de la préfecture de Chiba (non loin de l'aéroport de Narita - je tiens d'ailleurs à signaler que le temple de la ville de Narita vaut le détour ! -), arrêtez vous le temps d'un après-midi à Bōsō no mura : dépaysement garanti ! Il s'agit de la reconstruction d'une petite bourgade japonaise typique du XIXè siècle, composée d'une rue commerçante, d'un village de fermiers et d'objets issus de fouilles archéologiques. En déambulant dans la rue principale, on se sent comme Miss Hokusai dans le film éponyme (que je vous conseille vivement de regarder), on arrive à s'imaginer l'atmosphère et les odeurs de l'époque, et on peut même vivre l'expérience de plus près en achetant de la nourriture cuisinée sur place et des objets d'artisanat réalisés sur place. 



Chaque échoppe peut se visiter, et correspond donc à une petite salle de musée : salles dédiées aux confiseries japonaises, à la poterie, aux plantes médicinales, aux accessoires en papier... Les détails sont fidèles à la réalité de l'époque : on peut ainsi découvrir une maison de samouraï et une maison de campagne typiques, avec à l'intérieur des futons, de la vaisselle, et des objets traditionnels qui donnent vie à cette reconstitution. 



J'ai eu l'occasion d'assister en live au tournage d'un film, en l'occurrence d'une scène de combat entre des ninjas !? 


C'est vrai que l'endroit fait penser aux décors gigantesques des studios d'Hollywood, mais ici il s'agit bien de vrais bâtiments que l'on peut visiter, et non pas de carton pâte ! Bōsō no mura est un lieu à ne pas manquer si vous êtes passionnés d'histoire et de décors typiquement japonais.

dimanche 7 août 2016

Initiation à la calligraphie

J'ai eu l'opportunité de découvrir les bases de la calligraphie auprès d'une Japonaise passionnée par cet art. Comme tous les arts japonais, et notamment les arts martiaux, la philosophie peut se résumer en "l'art de viser la perfection en sachant qu'elle est inatteignable". Il ne s'agit pas d'un état d'esprit entêté, mais au contraire d'une extrême sagesse, à développer pour cet art qui requiert patience et dextérité. Le maniement du pinceau est un art en lui-même : il faut le tenir à la verticale quand on commence un trait, puis être capable de l'incliner tout en le tournant légèrement entre son pouce et son indexe pour effectuer des courbures et achever le trait. Il faut aussi beaucoup d'entraînement pour maîtriser l'épaisseur du trait en mettant suffisamment d'encre sur le pinceau pour pouvoir écrire un caractère japonais en un seul jet, sans faire de grosses bavures. Le papier utilisé est incroyablement fin et absorbant, rien à voir avec les feuilles d'imprimante A4 !

Je me suis exercée à réaliser au pinceau le kanji "yoru", signifiant "soir". 


Après une heure et demie debout, le bras levé, l'épaule crispée mais les oreilles adoucies par une playlist des incontournables de la musique classique occidentale, je m'octroie une pause dessin à l'encre de Chine :

O-Bon : Toussaint à la japonaise

En ce moment, les Japonais partent en week-end pour profiter de petites vacances sous un soleil de plomb, mais aussi en raison d’O-Bon, l’équivalent de la Toussaint, mais qui a lieu au mois d’août. On vient donc honorer les tombes de ses ancêtres en y déposant des offrandes (et non pas des fleurs). C’est aussi une période propice aux feux d’artifices. Dans les rues sont organisés des festivals traditionnels pour l’occasion, qui ont lieu une fois le soleil couché. J’ai ainsi pu admirer un cortège de chars surmontés de poupées géantes représentant des personnages d’histoires japonaises, et accompagnés de musiciens traditionnels. Au rythme de la musique, des porteurs déplacent à force d’homme ces chars dans les rues éclairées de lanternes pour l’occasion. Le tout est accompagné d’une danse, le Bon-Odori, et de nombreuses échoppes proposant des repas typiques – soba, takoyaki, yakitori, glace pilée… - et des snacks internationaux – kebab, churros, frites… et même beignets aux Oreo ! . Les rues sont bondées de jeunes, de familles et de couples, la plupart vêtus de yukata et kimonos traditionnels, venus se remplir la panse de ses réjouissances culinaires accompagnées de bière japonaise le plus souvent. L’ambiance est festive mais tout se fait dans le calme, et les festivités s’arrêtent relativement tôt : les familles ont déjà déserté le quartier à 21h. 



C’est l’occasion pour moi de savourer une brochette de calamar grillé sur un teppan, en étant transportée par la musique et les vêtements traditionnels de cette fête des morts festive. 


lundi 1 août 2016

Electrique Akihabara



Autre quartier incontournable de Tokyo que je ne manque pas d’aller visiter : Akihabara, paradis de l’électronique et lieu de pèlerinage des geeks du monde entier. Passage obligé, je me rends dans un gigantesque building contenant tous types de produits électroniques – du cuiseur à riz aux puces d’ordinateurs ultra-sophistiquées en passant par les rasoirs électriques et les consoles de jeux vidéo – sur 6 étages, chaque étage étant plus grand que l’immense majorité des Fnac / Darty / Boulanger (rayez la mention inutile… héhé) en France. 


 N’ayant qu’un budget limité, je me contente de savourer des yeux les centaines de produits que je ne verrai jamais en France, à savoir toutes les déclinaisons possibles et inimaginables de couleurs et de formes pour des casques audio, toutes les tailles et les caractéristiques techniques les plus à la pointe pour les ordinateurs, etc… Si certains produits sont bien moins chers qu’en France (produits audio et ordinateurs notamment), d’autres appareils se vendent à des prix exorbitants, pour la simple et bonne raison que les Japonais ont toujours une longueur d’avance en matière de nouvelles technologies : les écrans plats ultra-HD (l’image est tellement belle qu’on voit mieux les détails à l’écran que si on voyait les choses de ses propres yeux !) et les cuiseurs à riz aux multi-fonctions abracadabrantes.

                Au rayons jeux vidéo, goodies et jouets, je suis vite fatiguée par le volume très élevé des spots publicitaires et les couleurs criardes. En quête d’un lieu plus paisible, je traverse quelques rues et tombe sur… un sanctuaire, comme un champignon étrange sorti de nulle part. Et pourtant, si on regarde de plus près Google Maps, on constate que dans les villes japonaises, on peut trouver des « aires de sérénité » à tous les coins de rue ou presque. 


                Je me rends ensuite à pied à l’université de Tokyo, dont l’architecture old-school a un charme indéniable. 


Alors que je traverse le campus en direction du parc de Ueno – où j’ai bien l’intention de pique-niquer -, je tombe par hasard sur un mini-parc aux allures de jungle, avec des arbres gigantesques et un étang peuplé de carpes koï et de tortues. C’est donc ici que je fais halte, profitant de la quiétude des lieux, avant de me rendre au parc d’Ueno déjà noir de monde.

jeudi 28 juillet 2016

Yokohama, port historique ultra-moderne

Après une parenthèse zen à Kamakura, me voilà de retour dans la jungle urbaine non pas de Tokyo, mais de Yokohama. La modernité et la hauteur des buildings me donnent le vertige ! Yokohama est une ville de contrastes, en raison de son grand port maritime qui permet des échanges commerciaux avec l'Orient et l'Occident depuis des siècles : on peut ainsi voir de nombreux bâtiments d'architecture occidentale d'une part, et flâner dans les ruelles étroites de Chinatown d'autre part. La vue sur l'Océan apporte une brise agréable en ces temps d'été très chauds et humides, et avec la grande roue et le parc d'attraction au coeur des quartiers branchés, on se sent presque en vacances quand on vient de Tokyo. Les espaces verts sont particulièrement appréciés le temps d'un pique-nique, ce qui me rappelle un peu le quartier Odaiba de Tokyo.


Bref, Yokohama est une ville dynamique et très facile à visiter quand on réside à Tokyo en prenant le train (JR Railway). J'ai pu aisément voire une bonne partie de la ville en une journée en me déplaçant uniquement à pied. Pour les geeks et amoureux de shopping, on peut trouver une boutique Studio Ghibli et un Pokémon Center dans un des nombreux centres commerciaux. De quoi ravir tous les joueurs de Pokémon Go.



mercredi 27 juillet 2016

Kamakura, capitale de la spiritualité

Profitant d'une chambre à ma disposition en banlieue tokyoïte, je prends le train pour aller visiter Kamakura, à environ 2h de la capitale japonaise. La ville est réputée pour ses nombreux temples recelant des merveilles du bouddhisme et du shintoïsme. Le cadre est d'autant plus agréable que tout est accessible à pied. Je pars de bonne heure de façon à arriver avant la foule de touristes - l'immense majorité étant des Japonais -, et j'arrive même avant l'ouverture des magasins (vers 10h). Armée de Google Maps, je vagabonde vers les temples les plus proches, et admire la sérénité qui se dégage tant des bâtiments que des jardins zen, soigneusement entretenus tous les jours par des armées d'employés, dont certains en vêtements traditionnels. 

Les fûts de saké sont une offrande typique, à croire que les dieux sont des soûlards ! 


 J'ai pu croiser quelques personnes vêtues de tenues traditionnelles, que ce soit des yukata (kimono d'été) ou des tenues de cérémonie religieuse comme ces vendeuses d'objets religieux.







Les statues bouddhistes sont immenses et variées.



Les amoureux de spiritualité et d'espaces verts impeccables seront séduits par Kamakura, autant que les Occidentaux en manque de nourriture américaine et européenne : les hot-dogs, glaces à l'italienne et pâtisseries abondent dans les rues piétonnes menant aux différents temples.



 
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