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lundi 18 mars 2024

Kaizuka (préfecture d’Ōsaka), le goût de l’eau salée


Le soleil s’est levé tôt en cette belle journée de mi-mars. Le temps est doux, les arbres recouvrent leur feuillage d’un vert tendre et les oiseaux chantent le retour du printemps. Je m’arrête à un distributeur automatique pour acheter un café à emporter chaud.  La canette presque brûlante à la main, je me dirige avec hâte vers le bord de mer. Je croise des enfants qui vont à l’école, cartable sur le dos et uniforme parfaitement repassé, des femmes et des hommes pressés sur le chemin du travail et des personnes âgées qui s’occupent de leur jardin ou de balayer devant chez eux. 

La plage est délicieusement calme. L’odeur de la sève des pins qui l’entourent se mêle à celle du sel marin pour un mélange olfactif des plus agréables. J’ai à peine dormi depuis mon arrivée par avion, mais la joie de retrouver ce pays et son peuple ont anéanti toute fatigue. Je me sens bien, je retrouve des sensations que je connais déjà et qui m’avaient manquées pendant toutes ces années depuis mon premier séjour. Tout me semble à la fois si familier et si lointain. Je suis éprise d’une nostalgie indescriptible. 

Je regarde la mer au loin, là où le turquoise du ciel vient se mêler à la ligne d'horizon de cette eau couleur de plomb. La baie d’Ōsaka semble s’étendre à perte de vue. J’aimerais que le temps s’arrête, pour pouvoir contempler cette plage et cet horizon à l’infini. Mais je sais que nul ne peut lutter contre l’avancée du temps. Je cherche du regard un point de collecte pour y recycler ma canette de café vide.  

Je rejoins tranquillement la chambre que je loue dans une maison dans les environs où j’ai pu me repose brièvement après mon arrivée. J’en profite pour m’arrêter au konbini et y acheter des encas qui ravivent en moi tant de souvenirs : surimi au crabe, patate douce bouillie, omelette sucrée et jus de carottes. Il est temps bientôt de refaire mes valises et de partir en direction de la ville voisine. 

jeudi 29 juin 2017

Carnet d'esquisses - Le hasard de la recherche sur la toile

Comme on trouve de tout et de rien sur internet, et que les sites les mieux référencés ne sont pas forcément les meilleurs (cc les annonces sur Google), je suis tombée - enfin ! mieux vaut tard que jamais - sur un blog d'un artiste fort talentueux ayant immortalisé tout en finesse le Japon d'aujourd'hui.

Le contenu est d'une richesse infinie, alors je vous laisse regarder ça bien tranquillement.

Consulter




samedi 17 juin 2017

Palme d'Or


Quand Takeshi Kitano rencontre de grands réalisateurs pour une conversation sur son travail de cinéaste, sur le cinéma japonais et sur le cinéma en général, ça donne un beau foisonnement d'idées et d'images digne du feu d'artifice de Hana-Bi.

Kitano parle de ses films, sans aucune crainte de dévoiler leurs failles et ses faiblesses en tant que réalisateur. Le médiocre ne tue pas, bien au contraire, et lui permettra d'obtenir - sans vraiment y croire -,  le Grand Prix à la Mostra de Venise.

On y apprend de belles choses sur la cinématographie d'avant les années 2000 de ce personnage - car Beat Takeshi est un caractère de théâtre à part entière, sans nul doute en raison de son passé de comique dans des bars -, qui se dévoile sans en dévoiler trop, mais donne une envie particulière de se plonger dans ses chef-d'oeuvres.

Un recueil d'interviews court (une centaine de pages) qui plaira aux connaisseurs du cinéaste comme aux cinéphiles curieux.



vendredi 9 juin 2017

6 mois post-Japon en France


Voilà déjà 6 mois que j'ai quitté l'Empire du Soleil-Levant pour retourner au pays du cocorico.

C'est assez amusant, parce que j'ai connu 3 phases :
- 2 mois de "oh bah en fait ça me manquait la France donc contente de retourner au pays, le Japon c'est incroyable mais mon chez moi vaut le détour aussi"
- 2 mois d'indifférence culturelle totale
- depuis 2 mois - et je suis à présent dans cette phase à durée indéterminée - je me dis à quel point au Japon tout était plus simple, plus efficace, plus propre et moins cher.

Car oui, la France est terriblement cher ! L'an dernier je râlais contre les timbres à presque 80 centimes, maintenant quand j'envoie une enveloppe contenant plus d'un post-it, je me retrouve à devoir débourser presque 2 euros !
Alors qu'au Japon, le tarif d'une carte postale à destination d'une ville japonaise... est le MÊME qu'à destination de la France. Et les timbres sont justes magnifiques !

Au Japon je me levais à 7 heures et j'allais manger au konbini pour moins de 5 euros.
En France je me lève à 7 heures et tout est fermé (même la boulangerie parfois).

Au Japon je faisais mes courses à n'importe quelle heure du jour et de la nuit.
En France sans ma montre, quand je rentre tard après une journée bien chargée, je me retrouve à 20h30 devant le supermarché fermé, et même en cas de besoin je me retrouve devant la pharmacie fermée à 19h.

Au Japon, je mangeais de vrais repas à 5 euros, et vraiment bons.
En France même le menu Mac First n'est pas à moins de 5 euros (et de là à dire que c'est bon...).

Bref, le Japon est un pays avec une démographie désastreuse et où les gens travaillent de manière acharnée, mais le service client y est tellement développé qu'on se croirait parfois roi ou princesse (cf mon article avec l'anecdote de la vendeuse qui s'était mise à mes pieds pour me servir dans la boutique où j'achetais ma carte de téléphone).


lundi 12 décembre 2016

Rigueur et Kawaii : les contraires s'attirent

S'il y a bien une chose qui est vraie concernant les "on dit" sur les Japonais, c'est qu'ils travaillent énormément. A tel point que le gouvernement a créé des jours fériés pour s'assurer que les travailleurs se reposent suffisamment régulièrement dans l'année. Mais contrairement aux Français qui attendent impatiemment leurs congés payés comme les enfants attendent la venue du Père Noël des cadeaux de Noël, les Japonais préfèrent parfois ne pas prendre leurs jours de congés pour s'investir toujours plus dans leur travail.

Cette culture de l'effort est en lien direct avec l'éducation : dès l'enfance, les examens scolaires se font exigeants, et l'esprit de compétition est omniprésent - même dans les activités sportives qui dans ce cas s'éloignent du concept de loisirs dans le sens où elles sont imposées dans les écoles.

De facto, le suicide est bien plus courant au Japon (également pour des raisons culturelles avec le seppuku si bien décrit par Yukio Mishima), et les cas de dépression sont bien réels - même si la maladie n'a été reconnue que très tardivement au Japon.

C'est donc pour pallier à une vie quotidienne constamment exigeante que les Japonais ont développé des formes de divertissements témoignant d'une imagination foisonnante : les manga et anime, les jeux vidéo permettent une évasion par la pensée dès que nécessaire. Une autre caractéristique bien japonaise est l'omniprésence des éléments mignons - kawaii -, et ce même dans le monde du travail : la plupart des entreprises se dotent de mascottes qui leur donnent une sympathie et une visibilité inégalables.


De nombreux Français pourraient ainsi accuser les Japonais de manquer de sérieux en étant enclins à des figures enfantines. En réalité, ces éléments kawaii sont un véritable vent de douceur dans cette société très policée, éduquée et respectueuse des règles et de la hiérarchie sans jamais y faire défaut. Décorer les bâtiments et les véhicules de petits animaux humanoïdes, c'est donc diffuser des images positives dans les lieux publics, et en un sens ça redonne le sourire à tout le monde - même au salaryman épuisé et en retard sur le chemin du travail.

Néanmoins, ces univers chimériques peuvent aussi nuire quand la tendance est poussée à l'extrême. On pense aux geeks qui ne sortent plus de chez eux, mais il y a aussi les accros aux costumes qui ne peuvent se sentir bien sans revêtir dès qu'ils en ont l'occasion des costumes de soubrette, de cosplay... Ainsi, j'ai pu croiser un couple de jeunes Japonais, déambulant main dans la main dans leurs costumes préférées : la jeune femme déguisée en soubrette, et son compagnon (impossible d'ailleurs de connaître l'identité de cette personne...) vêtu d'un costume intégral et plus vrai que nature... d'ours en peluche.

 Je tiens à finir cette chronique sur la relativité de la mignonnerie : les Japonais raffolent de AnpanMan, une mascotte à l'effigie... d'un pain fourré à la pâte de haricots rouges (an pan). XD

PS : le personnage en vert à droite à une tête... de melon pan. #bienvenueaujapon

Gare au Mochi !

Parmi les wagashi (pâtisseries japonaises traditionelles), on trouve le fameux mochi, gâteau de riz plus ou moins compact et plus ou moins sucré, nature, fourré à la pâte de haricots rouges ou encore parfumé au matcha. Pour le Nouvel An - l'une des fêtes les plus importantes au Japon -, il est de coutume d'offrir à ses proches un mochi nature et compact, joliment emballé. Ici, je me suis procuré un mochi orné d'un Maneki Neko (chat porte-bonheur).



C'est tellement sec et compact que je prends gare à ne pas me casser les dents ni à m'étouffer en le savourant lentement ! Le goût rappelle la douceur du riz au lait - le riz japonais étant un riz rond qui peut rappeler le riz que nous utilisons en France pour préparer des desserts. Gare au mochi ! Chaque année, des dizaines de personnes décèdent par étouffement en raison de son aspect trop rassasiant... Il est donc de bon ton de rappeler aux personnes âgées et aux enfants de couper le mochi en petites bouchées au préalable... afin de s'assurer que les fêtes de fin d'année soient belles et bien joyeuses pour toute la famille.

NB : je vous invite à entrer "wagashi" dans le moteur de recherche de Google Images... un vrai régal pour les yeux ! ;)

jeudi 8 décembre 2016

Corporéité au Japon

Le titre de cet article se veut pompeux pour un sujet pourtant très simple : le rapport au corps au Japon. J'ai déjà abordé la nudité dans les onsen qui ne gêne personne. D'autres pratiques liées à au corps et à la manière de se tenir diffèrent entre Europe et Japon. J'ai ainsi appris en parcours la sphère internet qu'il est mal vu de manger en marchant : il vaut mieux s'asseoir sur les bancs à proximité des échoppes alimentaires ou se réfugier dans un coin discret. Pourtant, j'ai un franc plaisir à manger sur le pouce en vagabondant, et j'assume parfaitement. Je ne jamais remarqué de Japonais me regarder avec un oeil désapprobateur en faisant cela, et je ne compte pas changer mes habitudes (mes petits plaisirs dans la vie quoi !), même si l'on m'en faisait la remarque (ce qui n'arrivera jamais puisque les Japonais sont très polis). Par ailleurs, on ne considère pas au Japon son corps de la même manière dans les gestes de la vie quotidienne ; donnons deux exemples :

- quand on parle de soi (watashi / boku wa), on n'approche pas sa main de sa poitrine, mais on pose son index sur son nez ;
- quand on parle de quelque chose de très bon, on ne se caresse pas le ventre goulûment en disant "miam miam", mais on tourne son index au niveau du bas de sa joue en disant "oishii".

Des détails qui font les subtilités de chaque culture.


jeudi 17 novembre 2016

Le long de la péninsule d'Izu

Non loin de Tokyo se trouve la péninsule d'Izu, réputée pour ses plages magnifiques attirant les surfeurs même au coeur de l'hiver, et ses roches volcaniques. Le climat est d'une douceur incroyable à la mi-novembre, soleil de plomb et t-shirt manches longues font donc bon ménage pour se promener en profitant de l'air marin.

Les paysages sont aussi éblouissants de beauté que les estampes japonaises représentant le rivage : des pins centenaires trônent fièrement sur d'immenses roches volcaniques brunes s'élevant au milieu des flots. Depuis les hauteurs, la vue imprenable sur l'océan ne laisse pas le spectateur de marbre, et inspire des peintres du dimanche venus l'immortaliser.

Deux jours passés sur la péninsule me permettent de faire diverses promenades sur les collines de roches basaltiques formées par une ancienne activité volcanique. J'imagine que ces formations rocheuses millénaires attirent également quelques passionnés de géologie !

Toujours avide de culture, je visite une fois de plus un musée d'art du XXè s, à la découverte d'artistes japonais et occidentaux méconnus.

Je vous laisse vous imprégner des couleurs et de l'atmosphère estivale de cette péninsule bondée l'été et désertée l'automne.








Qui dit activité volcanique dit également sources thermales, et donc onsen (thermes japonaises). Dans certains parcs publics, on peut même faire tremper ses pieds dans un petit bassin constamment alimenté par une de ces sources. Très relaxant après une longue marche !



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