Une de mes multiples passions est la littérature. Abreuvée de littérature occidentale depuis ma tendre enfance, j'ai découvert plus tardivement - durant mes années de collège - la littérature japonaise, particulièrement intéressante et attirante parce que particulièrement différente de ce que l'on publie par chez nous.
Mon premier contact avec la littérature japonaise s'est fait par l'intermédiaire de Yukio Mishima, avec Dojoji et autres nouvelles.
C'est un recueil de nouvelles que j'ai lu il y a des années, dont je garde un souvenir très marquant. Je me souviens du passage poignant, à la fois tragique et esthétique, où un couple se fait seppuku.
Peu de temps après, alors que je vagabondais à la Fnac (combien de fois ai-je rêvé d'avoir suffisamment d'argent pour faire de la Fnac ma bibliothèque personnelle !), je suis tombée par hasard sur ce petit livre aussi beau qu'émouvant :
Comment rester insensible devant cette magnifique couverture ?
L'histoire est toute simple : le narrateur s'émerveille devant les allées et venues d'un mystérieux chat dans une maison traditionnelle japonaise. Poétique et dépaysant.
Autre registre, non pas poétique mais touchant : Seventeen, de Ôé.
Quand j'ai lu ce court récit, je n'avais pas dix-sept, mais quinze ans. J'ai été prise aux tripes par cette histoire mouvementée d'un adolescent en quête de repères, en pleine crise existentielle. Mention spéciale pour les premières pages, je ne vous en dis pas plus (voyez-vous j'essaie d'attiser votre curiosité)...
Après cette mise en bouche, passons par un auteur phare que j'ai découvert grâce à mon frère aîné, également grand amateur de la culture japonaise : Haruki Murakami. J'ai dévoré sa trilogie 19Q4. J'ai été touchée tant par la métatextualité (dans le roman, le narrateur parle de son travail de romancier) que par la nature fantastique (telle que l'entendent Guy de Maupassant et Edgar Allan Poe) du récit. Il y a des passages d'anthologie, vibrants, qui vous plongent à tel point de le texte qu'en renfermant le livre, vous tremblez à l'idée de connaître la suite.
Après cette expérience de lecture mémorable, j'ai lu d'autres nouvelles et romans japonais, mais ma mémoire lacunaire ne me permet pas d'en donner les titres.
Ma lecture japonaise la plus récente ? Des nouvelles de Ango Sakaguchi : L'Idiote et Je voudrais étreindre la mer.
Dans cet auteur, j'ai retrouvé l'amertume de Kenzaburō Ōe (prix Nobel de littérature !). L'Idiote met en scène des personnages pathétiques dans le contexte tragique des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, et Je voudrais étreindre la mer dépeint les sentiments troubles d'un homme pour une ancienne prostituée aussi fascinante que frigide et frustrante.
J'imagine que les synopsis et éléments que j'ai évoqués dans cet article vous intriguent, et ne reflètent pas la richesse et la poésie qui se dégage de la littérature japonaise. Je vous invite à vous faire votre propre opinion en vous procurant ces lectures !
Connaissez-vous la littérature japonaise ? Qu'en pensez-vous ? J'aimerais en savoir plus alors n'hésitez pas à commenter.
ようこそ! Bienvenue !
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samedi 30 janvier 2016
samedi 23 janvier 2016
Chroniques d'une voyageuse
Non, le Japon n'est pas mon premier voyage. J'estime avoir la chance d'avoir pu découvrir l'Italie dès l'âge de six ans (ma grand-mère, née en Toscane, a immigré en Corse quand elle était enfant), l'Allemagne dès l'école primaire (grâce à un jumelage), l'Angleterre dès le collège (pour un voyage scolaire) et l'Autriche l'été dernier (voyage gagné à l'issue d'un concours d'éloquence.
Laissez-moi vous évoquer ce que je retiens de ces voyages en quelques pargraphes.
ITALIE
C'est le pays d'origine de ma grand-mère. J'ai vu la Toscane, Florence et Pise. J'ai parcouru la côte amalfitaine, Naples, Sorrente, Pompéi et Herculanum.
Je garde en mémoire la beauté des monuments florentins, le degré d'inclinaison de la tour de Pise, les pizze de Sorrente et les maisons à deux étages de la Rome antique à Herculanum.
Les toits de Florence (ça ne vous donne pas envie de jouer à Assassin's Creed, à tout hasard ?).
ALLEMAGNE
C'est un pays que j'ai découvert à travers des échanges scolaires, où j'ai pu correspondre avec une famille allemande et une jeune Allemande.
Je garde en mémoire l'eau de Cologne, les belles voitures de Francfort, la gastronomie de Munich, les promenades dans Marburg.
Verdure et maisons traditionnelles de Marburg.
ANGLETERRE
J'ai eu l'opportunité de découvrir le bord de mer, en deux endroits bien différents : la Cornouailles et Brighton.
Je garde en mémoire les côtes poétiques de la Cornouailles, et l'ambiance estivale très agréable de Brighton.
Un bâtiment à l'architecture tout-sauf-anglaise que vous pourrez admiré après avoir parcouru les plages de Brighton.
AUTRICHE
J'ai pu rencontrer des jeunes de tous les pays d'Europe et d'ailleurs tout en appréciant l'accueil chaleureux des Autrichiens. Voici notre journal de bord.
Je garde en mémoire l'usine Milka (crise de foie après avoir mangé l'équivalent de deux tablettes en une fois) et la diversité des paysages de montagne. J'ai aussi eu l'occasion de visiter les contrées frontalières, comme la Bavière et son incontournable château de Neuschwanstein qui a inspiré Disney.
Vous ne rêvez pas : vous êtes bien en Allemagne, devant le châteauqui a inspiré de Disney aussi vrai que nature.
JAPON
Après avoir visité des pays d'Europe passionnants à deux pas de la France, me voilà partie pour l'autre bout du monde. Autre continent, autre culture, j'ai hâte de découvrir ce pays et de partagez avec vous mes impressions.
Laissez-moi vous évoquer ce que je retiens de ces voyages en quelques pargraphes.
ITALIE
C'est le pays d'origine de ma grand-mère. J'ai vu la Toscane, Florence et Pise. J'ai parcouru la côte amalfitaine, Naples, Sorrente, Pompéi et Herculanum.
Je garde en mémoire la beauté des monuments florentins, le degré d'inclinaison de la tour de Pise, les pizze de Sorrente et les maisons à deux étages de la Rome antique à Herculanum.
Les toits de Florence (ça ne vous donne pas envie de jouer à Assassin's Creed, à tout hasard ?).
ALLEMAGNE
C'est un pays que j'ai découvert à travers des échanges scolaires, où j'ai pu correspondre avec une famille allemande et une jeune Allemande.
Je garde en mémoire l'eau de Cologne, les belles voitures de Francfort, la gastronomie de Munich, les promenades dans Marburg.
Verdure et maisons traditionnelles de Marburg.
ANGLETERRE
J'ai eu l'opportunité de découvrir le bord de mer, en deux endroits bien différents : la Cornouailles et Brighton.
Je garde en mémoire les côtes poétiques de la Cornouailles, et l'ambiance estivale très agréable de Brighton.
Un bâtiment à l'architecture tout-sauf-anglaise que vous pourrez admiré après avoir parcouru les plages de Brighton.
AUTRICHE
J'ai pu rencontrer des jeunes de tous les pays d'Europe et d'ailleurs tout en appréciant l'accueil chaleureux des Autrichiens. Voici notre journal de bord.
Je garde en mémoire l'usine Milka (crise de foie après avoir mangé l'équivalent de deux tablettes en une fois) et la diversité des paysages de montagne. J'ai aussi eu l'occasion de visiter les contrées frontalières, comme la Bavière et son incontournable château de Neuschwanstein qui a inspiré Disney.
Vous ne rêvez pas : vous êtes bien en Allemagne, devant le château
JAPON
Après avoir visité des pays d'Europe passionnants à deux pas de la France, me voilà partie pour l'autre bout du monde. Autre continent, autre culture, j'ai hâte de découvrir ce pays et de partagez avec vous mes impressions.
Arts martiaux
Quand on pense aux martiaux japonais, on pense d'abord au judo et au karaté. Le judo est très répandu en France. Qui n'a pas déjà vu ce portrait en entrant dans un dojo ?
C'est bien lui, Jigorō Kanō, fondateur du judo tel que nous le connaissons dans les pays occidentaux (et aux JO).
Le karaté, ça doit sûrement vous évoquer ça :
Okay. Et si je vous dis kendo ?
Et si je vous dis kyudo ?
Et iaido ?
Je peux vous assurer que si vous pratiquez tous ces arts martiaux, vous tirerez profit de l'enseignement des samurais, admirables guerriers japonais.
Laissez-moi vous parler du iaido, que j'ai pratiqué pendant deux ans (par ailleurs, je suis ceinture orange de judo... pas de quoi casser trois pattes à un canard). C'est une véritable discipline et manière de se comporter. En iaido, on apprend à manier le katana, sabre traditionnel. Rassurons-nous, les débutants - comme moi - pratiquent avec un iaito, sabre non tranchant. Le but n'est pas de se battre, le combat étant déjà un échec. Néanmoins, il faut savoir attaquer et se défendre si l'on est obligé de combattre un ennemi. Pour cela, il faut répéter un ensemble de gestes à l'infini, dans le but d'atteindre la perfection (mais bien sûr, la perfection est un idéal inatteignable...).
Chaque cours commence par un salut et se termine par un salut (pas simplement un hochement de tête pour honorer le dojo, mais une micro-cérémonie où chaque geste doit être maîtrisé (presque) à la perfection. Ensuite, les échauffements se font en solo et en duo avec un boken - sabre en bois -, où l'on simule des situations de combat. Enfin, on travaille les katas, c'est-à-dire qu'on répète les différents gestes qui constituent les techniques pour manier le katana dans diverses situations. Pour cela, il faut imaginer la scène de bataille, en imaginant la configuration des lieux (couloir, impasse, lieu ouvert) et le nombre d'assaillants (qui peuvent être plusieurs, et vous faire passer pour un warrior si vous parvenez à les terrasser).
C'est véritablement une discipline, avec tout un esprit, une manière de penser à intérioriser (rappelez-vous le code de conduite du judo...). Le but n'est surtout pas de faire son malin en secouant son sabre dans tous les sens (ce qui peut s'avérer très dangereux si vous pratiquez avec un véritable katana).
Ce qui est très enrichissant dans le iaido, c'est de s'entraîner inlassablement en visant la perfection, en se mettant mentalement en condition de combat, sans tomber dans le délire violent et sanguinaire (au cas où vous n'auriez toujours pas compris, le iaidoka combat contre des ennemis invisibles, qu'il perçoit en pensée. Le but n'est pas de réduire vos camarades de dojo en sushis...).
Ce que j'aime aussi, c'est que n'importe quel gymnase miteux se transforme en un véritable dojo, seulement avec quelques accessoires :
J'espère que ce petit focus arts martiaux vous a donné quelques idées de disciplines à découvrir et pratiquer quel que soit votre âge.
C'est bien lui, Jigorō Kanō, fondateur du judo tel que nous le connaissons dans les pays occidentaux (et aux JO).
Le karaté, ça doit sûrement vous évoquer ça :
Okay. Et si je vous dis kendo ?
Et si je vous dis kyudo ?
Et iaido ?
Je peux vous assurer que si vous pratiquez tous ces arts martiaux, vous tirerez profit de l'enseignement des samurais, admirables guerriers japonais.
Laissez-moi vous parler du iaido, que j'ai pratiqué pendant deux ans (par ailleurs, je suis ceinture orange de judo... pas de quoi casser trois pattes à un canard). C'est une véritable discipline et manière de se comporter. En iaido, on apprend à manier le katana, sabre traditionnel. Rassurons-nous, les débutants - comme moi - pratiquent avec un iaito, sabre non tranchant. Le but n'est pas de se battre, le combat étant déjà un échec. Néanmoins, il faut savoir attaquer et se défendre si l'on est obligé de combattre un ennemi. Pour cela, il faut répéter un ensemble de gestes à l'infini, dans le but d'atteindre la perfection (mais bien sûr, la perfection est un idéal inatteignable...).
Chaque cours commence par un salut et se termine par un salut (pas simplement un hochement de tête pour honorer le dojo, mais une micro-cérémonie où chaque geste doit être maîtrisé (presque) à la perfection. Ensuite, les échauffements se font en solo et en duo avec un boken - sabre en bois -, où l'on simule des situations de combat. Enfin, on travaille les katas, c'est-à-dire qu'on répète les différents gestes qui constituent les techniques pour manier le katana dans diverses situations. Pour cela, il faut imaginer la scène de bataille, en imaginant la configuration des lieux (couloir, impasse, lieu ouvert) et le nombre d'assaillants (qui peuvent être plusieurs, et vous faire passer pour un warrior si vous parvenez à les terrasser).
C'est véritablement une discipline, avec tout un esprit, une manière de penser à intérioriser (rappelez-vous le code de conduite du judo...). Le but n'est surtout pas de faire son malin en secouant son sabre dans tous les sens (ce qui peut s'avérer très dangereux si vous pratiquez avec un véritable katana).
Ce qui est très enrichissant dans le iaido, c'est de s'entraîner inlassablement en visant la perfection, en se mettant mentalement en condition de combat, sans tomber dans le délire violent et sanguinaire (au cas où vous n'auriez toujours pas compris, le iaidoka combat contre des ennemis invisibles, qu'il perçoit en pensée. Le but n'est pas de réduire vos camarades de dojo en sushis...).
Ce que j'aime aussi, c'est que n'importe quel gymnase miteux se transforme en un véritable dojo, seulement avec quelques accessoires :
J'espère que ce petit focus arts martiaux vous a donné quelques idées de disciplines à découvrir et pratiquer quel que soit votre âge.
Lire avant de partir
Je ne suis pas partie au Japon en mode baroudeuse, sac à dos et pieds nickelés. C'est un voyage que je prépare mentalement depuis des années, et linguistiquement depuis septembre 2015. Car s'il y a une chose qu'il faut savoir, c'est qu'il est indispensable d'avoir quelques notions de japonais pour profiter pleinement de son séjour.
D'abord, il est évident que la meilleure manière d'échanger avec les autochtones, c'est de parler leur langue. Mais même si vous êtes un ours indécrottable qui refuse d'adresser la parole à qui que ce soit, je peux vous assurer que la vie quotidienne au Japon vous sera bien plus aisée si vous maîtrisez quelques rudiments.
Il est vrai que la majorité des Japonais ne parle pas bien l'anglais (vous me direz, les Français non plus ne sont pas des champions de la langue de Shakespeare...). Mais surtout, vous repérez dans les lieux publics risque d'être un parcours du combattant si kanjis, hiraganas et katakanas ne vous évoquent rien.
Une image est bien plus explicite que de longues phrases :
Alors, pouvez-vous me lire ce qui est écrit sur les panneaux et devantures ?
Vous l'avez compris, c'est toujours mieux de savoir lire "taxi", "hôtel", "WC", "supermarché", et encore mieux de savoir lire les noms de rue pour s'y retrouver dans une ville inconnue.
Bref, commençons par le commencement : les alphabets. En japonais, il y a deux alphabets syllabiques : hiraganas et katakanas. Les hiraganas constituent l'alphabet japonais "classique", tandis que les katakanas forment l'alphabet utilisé pour les mots étrangers (et autant dire qu'il y a de nombreux mots japonais de la vie courante qui proviennent de l'anglais... et même du français ! comme autant de souvenirs du passage d'étrangers dans l'histoire du Japon).
Voici la table des hiraganas (avec les normes d'écriture et la prononciation) :
Voici la tables des katakanas :
Ce n'est pas fini ! Connaître les hiraganas et les katakanas sur le bout des doigts permet d'écrire des phrases compréhensibles par tous les Japonais, mais vos phrases ne seront pas "bien" écrites. Car il existe une part majeure de l'écriture japonaise qui nécessite des années d'apprentissage : les kanjis. Les kanjis sont les idéogrammes qui constituent de très nombreux mots de la langue japonaise utilisés au quotidien. La seule manière de comprendre un kanji, c'est de le connaître ! Alors n'attendez plus, et commencez l'apprentissage dès maintenant !
Voici des exemples de kanjis très courants :
Les japonais comptent aussi en kanjis !
Courage, encore quelques exemples et je laisse votre capacité de mémorisation en paix !
D'abord, il est évident que la meilleure manière d'échanger avec les autochtones, c'est de parler leur langue. Mais même si vous êtes un ours indécrottable qui refuse d'adresser la parole à qui que ce soit, je peux vous assurer que la vie quotidienne au Japon vous sera bien plus aisée si vous maîtrisez quelques rudiments.
Il est vrai que la majorité des Japonais ne parle pas bien l'anglais (vous me direz, les Français non plus ne sont pas des champions de la langue de Shakespeare...). Mais surtout, vous repérez dans les lieux publics risque d'être un parcours du combattant si kanjis, hiraganas et katakanas ne vous évoquent rien.
Une image est bien plus explicite que de longues phrases :
Alors, pouvez-vous me lire ce qui est écrit sur les panneaux et devantures ?
Vous l'avez compris, c'est toujours mieux de savoir lire "taxi", "hôtel", "WC", "supermarché", et encore mieux de savoir lire les noms de rue pour s'y retrouver dans une ville inconnue.
Bref, commençons par le commencement : les alphabets. En japonais, il y a deux alphabets syllabiques : hiraganas et katakanas. Les hiraganas constituent l'alphabet japonais "classique", tandis que les katakanas forment l'alphabet utilisé pour les mots étrangers (et autant dire qu'il y a de nombreux mots japonais de la vie courante qui proviennent de l'anglais... et même du français ! comme autant de souvenirs du passage d'étrangers dans l'histoire du Japon).
Voici la table des hiraganas (avec les normes d'écriture et la prononciation) :
Voici la tables des katakanas :
Ce n'est pas fini ! Connaître les hiraganas et les katakanas sur le bout des doigts permet d'écrire des phrases compréhensibles par tous les Japonais, mais vos phrases ne seront pas "bien" écrites. Car il existe une part majeure de l'écriture japonaise qui nécessite des années d'apprentissage : les kanjis. Les kanjis sont les idéogrammes qui constituent de très nombreux mots de la langue japonaise utilisés au quotidien. La seule manière de comprendre un kanji, c'est de le connaître ! Alors n'attendez plus, et commencez l'apprentissage dès maintenant !
Voici des exemples de kanjis très courants :
Les japonais comptent aussi en kanjis !
Courage, encore quelques exemples et je laisse votre capacité de mémorisation en paix !
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