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dimanche 7 août 2016

Initiation à la calligraphie

J'ai eu l'opportunité de découvrir les bases de la calligraphie auprès d'une Japonaise passionnée par cet art. Comme tous les arts japonais, et notamment les arts martiaux, la philosophie peut se résumer en "l'art de viser la perfection en sachant qu'elle est inatteignable". Il ne s'agit pas d'un état d'esprit entêté, mais au contraire d'une extrême sagesse, à développer pour cet art qui requiert patience et dextérité. Le maniement du pinceau est un art en lui-même : il faut le tenir à la verticale quand on commence un trait, puis être capable de l'incliner tout en le tournant légèrement entre son pouce et son indexe pour effectuer des courbures et achever le trait. Il faut aussi beaucoup d'entraînement pour maîtriser l'épaisseur du trait en mettant suffisamment d'encre sur le pinceau pour pouvoir écrire un caractère japonais en un seul jet, sans faire de grosses bavures. Le papier utilisé est incroyablement fin et absorbant, rien à voir avec les feuilles d'imprimante A4 !

Je me suis exercée à réaliser au pinceau le kanji "yoru", signifiant "soir". 


Après une heure et demie debout, le bras levé, l'épaule crispée mais les oreilles adoucies par une playlist des incontournables de la musique classique occidentale, je m'octroie une pause dessin à l'encre de Chine :

O-Bon : Toussaint à la japonaise

En ce moment, les Japonais partent en week-end pour profiter de petites vacances sous un soleil de plomb, mais aussi en raison d’O-Bon, l’équivalent de la Toussaint, mais qui a lieu au mois d’août. On vient donc honorer les tombes de ses ancêtres en y déposant des offrandes (et non pas des fleurs). C’est aussi une période propice aux feux d’artifices. Dans les rues sont organisés des festivals traditionnels pour l’occasion, qui ont lieu une fois le soleil couché. J’ai ainsi pu admirer un cortège de chars surmontés de poupées géantes représentant des personnages d’histoires japonaises, et accompagnés de musiciens traditionnels. Au rythme de la musique, des porteurs déplacent à force d’homme ces chars dans les rues éclairées de lanternes pour l’occasion. Le tout est accompagné d’une danse, le Bon-Odori, et de nombreuses échoppes proposant des repas typiques – soba, takoyaki, yakitori, glace pilée… - et des snacks internationaux – kebab, churros, frites… et même beignets aux Oreo ! . Les rues sont bondées de jeunes, de familles et de couples, la plupart vêtus de yukata et kimonos traditionnels, venus se remplir la panse de ses réjouissances culinaires accompagnées de bière japonaise le plus souvent. L’ambiance est festive mais tout se fait dans le calme, et les festivités s’arrêtent relativement tôt : les familles ont déjà déserté le quartier à 21h. 



C’est l’occasion pour moi de savourer une brochette de calamar grillé sur un teppan, en étant transportée par la musique et les vêtements traditionnels de cette fête des morts festive. 


lundi 1 août 2016

Electrique Akihabara



Autre quartier incontournable de Tokyo que je ne manque pas d’aller visiter : Akihabara, paradis de l’électronique et lieu de pèlerinage des geeks du monde entier. Passage obligé, je me rends dans un gigantesque building contenant tous types de produits électroniques – du cuiseur à riz aux puces d’ordinateurs ultra-sophistiquées en passant par les rasoirs électriques et les consoles de jeux vidéo – sur 6 étages, chaque étage étant plus grand que l’immense majorité des Fnac / Darty / Boulanger (rayez la mention inutile… héhé) en France. 


 N’ayant qu’un budget limité, je me contente de savourer des yeux les centaines de produits que je ne verrai jamais en France, à savoir toutes les déclinaisons possibles et inimaginables de couleurs et de formes pour des casques audio, toutes les tailles et les caractéristiques techniques les plus à la pointe pour les ordinateurs, etc… Si certains produits sont bien moins chers qu’en France (produits audio et ordinateurs notamment), d’autres appareils se vendent à des prix exorbitants, pour la simple et bonne raison que les Japonais ont toujours une longueur d’avance en matière de nouvelles technologies : les écrans plats ultra-HD (l’image est tellement belle qu’on voit mieux les détails à l’écran que si on voyait les choses de ses propres yeux !) et les cuiseurs à riz aux multi-fonctions abracadabrantes.

                Au rayons jeux vidéo, goodies et jouets, je suis vite fatiguée par le volume très élevé des spots publicitaires et les couleurs criardes. En quête d’un lieu plus paisible, je traverse quelques rues et tombe sur… un sanctuaire, comme un champignon étrange sorti de nulle part. Et pourtant, si on regarde de plus près Google Maps, on constate que dans les villes japonaises, on peut trouver des « aires de sérénité » à tous les coins de rue ou presque. 


                Je me rends ensuite à pied à l’université de Tokyo, dont l’architecture old-school a un charme indéniable. 


Alors que je traverse le campus en direction du parc de Ueno – où j’ai bien l’intention de pique-niquer -, je tombe par hasard sur un mini-parc aux allures de jungle, avec des arbres gigantesques et un étang peuplé de carpes koï et de tortues. C’est donc ici que je fais halte, profitant de la quiétude des lieux, avant de me rendre au parc d’Ueno déjà noir de monde.

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