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jeudi 17 novembre 2016

Le long de la péninsule d'Izu

Non loin de Tokyo se trouve la péninsule d'Izu, réputée pour ses plages magnifiques attirant les surfeurs même au coeur de l'hiver, et ses roches volcaniques. Le climat est d'une douceur incroyable à la mi-novembre, soleil de plomb et t-shirt manches longues font donc bon ménage pour se promener en profitant de l'air marin.

Les paysages sont aussi éblouissants de beauté que les estampes japonaises représentant le rivage : des pins centenaires trônent fièrement sur d'immenses roches volcaniques brunes s'élevant au milieu des flots. Depuis les hauteurs, la vue imprenable sur l'océan ne laisse pas le spectateur de marbre, et inspire des peintres du dimanche venus l'immortaliser.

Deux jours passés sur la péninsule me permettent de faire diverses promenades sur les collines de roches basaltiques formées par une ancienne activité volcanique. J'imagine que ces formations rocheuses millénaires attirent également quelques passionnés de géologie !

Toujours avide de culture, je visite une fois de plus un musée d'art du XXè s, à la découverte d'artistes japonais et occidentaux méconnus.

Je vous laisse vous imprégner des couleurs et de l'atmosphère estivale de cette péninsule bondée l'été et désertée l'automne.








Qui dit activité volcanique dit également sources thermales, et donc onsen (thermes japonaises). Dans certains parcs publics, on peut même faire tremper ses pieds dans un petit bassin constamment alimenté par une de ces sources. Très relaxant après une longue marche !



lundi 7 novembre 2016

Karuizawa, au sommet du Japon

L’automne est la saison idéale pour aller admirer les couleurs chatoyantes des montagnes couvertes d’érables. Non loin de Tokyo, je me rends en voiture à Karuizawa, haut lieu de villégiature pour les amateurs d’air pur et de ski. Le soleil est au beau fixe, avec une température quasi printanière. Ce qu’on appelle à tort « montagnes » s’agit en fait pour la plupart de volcans, certains actifs, d’autres parfaitement éteints. Le paysage est fascinant : de splendides pins japonais s’accrochent sur des sommets rocheux escarpés et apparaissent en contre-jour d’autant plus majestueux. 


Je me rends dans un parc volcanique, au centre duquel trône un temple dédié aux esprits et créatures peuplant les montagnes environnantes. Le contraste entre les roches volcaniques désolées et les pins couleur d’or, le tout baigné de la lumière vive d’un soleil de plomb, produit un effet indescriptible sur le promeneur : on se croirait vagabonder dans un paysage de film d’heroic fantasy.



                Une spécialité culinaire de la région me fait saliver d’avance : l’oginoya. Il s’agit d’un pot en terre cuite contenant un repas bien savoureux constitué de riz surmonté de marrons, navets, champignons, viande… et même d’un abricot sec, et accompagné de légumes en pickles (chose que les Japonais affectionnent particulièrement, dont la variété ne me fait pas regretter nos basiques cornichons). Ce qui est sympa, c’est que contrairement au bentô qui nous oblige à jeter la boîte en plastique une fois consommé, on peut garder le pot et le réutiliser - en boîte à bonbons par exemple !?


                Karuizawa abrite quelques merveilles naturelles et culturelles. Ses célèbres cascades au caractère romantique attirent de nombreux touristes (pour la plupart chinois), son étang entouré d’arbres d’un rouge flamboyant se prête aux plus colorés des selfies, et les flancs des montagnes accueillent un nombre incalculable de résidences secondaires haut perchées.



Mention spéciale pour le Musée d’Art Moderne abritant des œuvres de Man Ray, Roy Lichtenstein et Marcel Duchamp, dont le parc vaut également le détour, avec ses sculptures modernes en lieu et place des traditionnelles pierres décorant les jardins japonais.

                C’est donc les yeux remplis de ces couleurs automnales que j’emprunte une route de montagne en zig-zag pour retourner à Tokyo, en admirant au passage le coucher du soleil avec pour arrière-plan le célébrissime Fujisan (mont Fuji) et son sommet enneigé. Il m’aura tout de même fallu attendre près de 5 mois avant de voir sa silhouette, étant donné qu’en été le ciel tokyoïte était particulièrement nuageux, obstruant la vue au-delà de la skyline

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